LA SANTÉ PSYCHIQUE, C’EST PAS AUTOMATIQUE !

Selon l’OMS, la santé mentale ne se réduit plus seulement à l’absence de troubles mentaux, mais se définit comme un état de complet bien-être physique, mental et social à des fins d’adaptation et de rentabilité. Elle doit être saisie à partir d’indices positifs de présence du bonheur. Au 21ème siècle, le bonheur serait donc dans la santé, celle-ci se gagnant au prix d’efforts incessants pour suivre diverses prescriptions formulées au nom du bien de tous. Quelles conséquences cette conception de la souffrance psychique et du soin a-t-elle sur nos façons de penser et sur nos pratiques au quotidien ?

Cette définition s’accommode bien du modèle bio-psycho-social. Ce qui cause le bon ou le mauvais état du mental trouve sa « compréhension » dans les interactions entre la neurophysiologie du cerveau et l’environnement qui va de la famille au contexte social général. La notion de trouble mental, promue à travers les éditions successives du DSM, trouve son fondement dans cette approche graduelle à visée réadap- tative. L’idéal de la santé pour tous et le

désir de bien-être côtoient en effet l’extension infinie de nouveaux désordres à rééduquer ou à prévenir (hyperactivité, phobies  sociales, dyspraxie, etc.). Les programmes de dépistage, toujours plus précoces et l’assimilation de ces troubles à des maladies comme les autres, témoignent d’une volonté de normalisation du psychique qui risque de laisser les sujets de plus en plus seuls au sein de leur famille et des institutions qui les accueillent. Comment permettre au sujet qui le décide de pouvoir extraire un savoir inédit sur ce qui, à son insu, vient contrarier cet idéal d’harmonie ?

En interrogeant cette notion de « santé mentale »1, nous proposons de saisir comment la psychanalyse fait entendre que « l’homme moyen n’existe pas », la place qu’elle fait à ce qui n’est pas automatique, au ratage qui vient perturber l’ordre public et social, ainsi qu’aux réponses singulières de chacun face à ce programme pour tous.

Éric Taillandier et Ariane Oger

1. « La santé mentale existe-t-elle ? » sera le thème du premier Congrès de l’EuroFédération de Psychanalyse qui se tiendra les 2 & 3 juillet 2011 à Bruxelles. Site : www.europsychoanalysis.eu

 

PROGRAMME

08h30 – 09h00 Accueil

09h00 – 09h30 Ouverture

09h30 – 10h15 Santé mentale et psychanalyse : de la norme au désir, Par Jean Luc Monnier, psychanalyste membre de l’ECF

10h15 – 11h00 Les fauteurs de troubles Par Gilles Chatenay, psychanalyste membre de l’ECF, auteur de l’ouvrage Symptôme nous tient

11h00 – 11h15 Pause

11h15 – 12h15 La santé mentale existe-t- elle ? Par Yves Vanderveken, psychanalyste membre de l’ECF, membre de la commission d’organisation de PIPOL V

12h15-14h00 Pause déjeuner

14h00 – 15h15 La santé mentale… du praticien, Par Pierre Sidon, psychiatre, praticien hospitalier, psychanalyste membre de l’ECF

15h15 – 16h30 Mouiller sa chemise, Conversation avec Danièle Olive, psychiatre, psychanalyste membre de l’ECF et directrice du BAPU, Géraldine Somaggio, consultante au CPCT Parents, et Patricia Tchanturia, intervenante en analyse de pratiques

16h30 – 17h00 Conclusion de la journée

Organisation

Responsables

Ariane Oger / 06.33.48.86.12 ariane.oger@wanadoo.fr Éric Taillandier / 06.12.93.10.57 eric-taillandier@sfr.fr

Groupe de travail : Jean-Louis Bourhis, Alice Delarue, Alain Le Bouëtté, Marylène Mélou

Bureau de Rennes de l’ACF-VLB

Journée d’étude préparatoire à PIPOL V

 

Amphithéâtre du lycée Coëtlogon 53 rue Antoine Joly, Rennes Métro Anatole France

Renseignements :

Ariane Oger / 06.33.48.86.12 ariane.oger@wanadoo.fr Éric Taillandier / 06.12.93.10.57 eric-taillandier@sfr.fr

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