La rentrée sera lacanienne

Bientôt trente ans que le Dr Jacques Lacan a disparu. Pourtant il n’a jamais été aussi présent, par son enseignement qui s’avère chaque jour plus visionnaire et par les outils conceptuels qu’il a forgés pour lui survivre. Lacan était psychiatre et jamais son apport n’aura été, pour la discipline, aussi indispensable pour parer les menaces qui s’ammoncellent sur l’humaine condition


Mardi 6 septembre 2011

Table ronde et débats avec le public

à l’occasion de la parution des livres et revues :

 

Jacques Lacan texte établi par Jacques-Alain Miller

Le séminaire XIX …ou pire,  

Je parle aux murs

Jacques-Alain Miller Vie de lacan (I-VIII)

Revue Le diable probablement Pourquoi Lacan

Revue La Cause freudienne Lacan au miroir des sorcières

Lacan quotidien en ligne 

Trente ans après la mort de lacan

Quelle politique et quelle stratégie pour la planète psy ?

Table ronde de l’école de la cause freudienne

animée par Martin Quenehen, producteur à France Culture

avec la participation de

Jacques-Alain Miller

La librairie tschann assurera la vente de tous les livres de la rentrée lacanienne devant la salleparticipation aux frais : 10€ à l’entrée ; la moitié pour étudiants de -26 ans et demandeurs d’emploi.
Renseignements : http://www.causefreudienne.net/

Ou pire : Un-tournant dans l’enseignement de Lacan !

Ou pire : Un-tournant dans l’enseignement de Lacan !

Parution du Séminaire de Lacan

 

« « Y a de l’Un ». Au cœur du présent Séminaire, cet aphorisme, passé inaperçu, complète le « Il n’y a pas » du rapport sexuel, en énonçant ce qu’il y a. Entendez, l’Un-tout-seul. Seul dans sa jouissance (foncièrement auto-érotique) comme dans sa signifiance (hors sémantique). Ici commence le dernier enseignement de Lacan. Tout est là de ce qu’il vous a appris, et pourtant tout est neuf, renouvelé, sens dessus dessous. » Jacques-Alain Miller

Un séminaire qui change la donne en matière de ladite « santé mentale » !  

Lacan a trente ans : le bel âge !

Lacan a trente ans : le bel âge !

Evénement : Jacques-Alain Miller rend sa Vie à Lacan :

 

 

Une bouffée d’air pur dans cette rentrée de commémoration marquée par un nouveau méchant petit livre de sa biographe obstinée.

Disponible sur ecf-echoppe

Lacan : je parle aux murs

Lacan : je parle aux murs

L’actualité éditoriale de Lacan c’est non seulement un nouveau Séminaire (Ou pire), mais aussi ces trois conférences à Sainte Anne aux internes en psychiatrie, qui lui sont contemporaines. Il y est question de la psychiatrie et du savoir. C’est un bijou de transmission :

Disponible dans toutes les bonnes librairies et sur ecf-echoppe.

Libé : une loi délirante

Libé : une loi délirante

SOCIÉTÉ 02/08/2011 Psychiatrie : une loi à rendre fou La législation sur l’hospitalisation sous contrainte est entrée en vigueur hier. Problème : les juges, amenés à prendre des milliers de décisions, n’ont pas reçu de moyens supplémentaires Par ERIC FAVEREAU Définition commune d’un état délirant : c’est un état incontrôlable. Eh bien, c’est tout à fait dans cette situation que se retrouve le monde de la psychiatrie en France depuis hier matin, lundi 1er août, date à laquelle est entrée en vigueur la législation sur les hospitalisations sous contrainte. Voilà une loi «confuse» aux yeux de tous les syndicats de psychiatres, et surtout extrêmement contraignante car, comme l’avait exigé le Conseil constitutionnel, tout malade hospitalisé contre sa volonté au-delà de deux semaines doit passer devant un juge des libertés et de la détention (JLD). D’un coup, ce sont plusieurs dizaines de milliers de décisions que la justice va devoir rendre en toute urgence.

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Nouveau numéro de la revue Mental

Nouveau numéro de la revue Mental

Éditorial

Il y eut débat entre science et psychanalyse, dès sa naissance. Particulièrement sur le caractère de scientificité de cette dernière. Si, au travers du désir de Freud marqué par son époque et celui de Lacan, la psychanalyse a pu rêver d’être reconnue comme telle, la science ne lui a quasi jamais donné ses lettres de créance. Popper, par sa critique bien connue du rapport de la psychanalyse à la vérité, fut le premier à les lui contester. Le scientisme n’est pas en reste. Il en fait même son cheval de bataille actuel. Il leur est ici répondu, argumenté, réfuté. Chaque versant y est abordé sans faux-fuyants. Il était temps de reprendre et d’affronter ce débat en l’élevant à la hauteur et au sérieux épistémiques requis. L’exigence de qualité se devant d’être de la partie. C’est à quoi ce volume s’attache. Il fera date sur la question. Les démonstrations et les résultats qui s’y développent surprendront les idées reçues. C’est la science qui s’en trouvera interprétée, dans son rapport au réel. Et le scientisme – au travers son notable représentant contemporain : le neurocognitivisme – démonté comme falsification du réel. Il s’y prouvera que si science et psychanalyse s’articulent, ce n’est qu’au sens où la science est condition d’émergence nécessaire de la psychanalyse. Que rêver d’une synthèse possible revient à nier ce réel sans loi, qui dans la science fait retour par l’angoisse du scientifique. Que la psychanalyse occupe dès lors la place de vérité de la science. Qu’en ce sens, Lacan invite plus que jamais la psychanalyse – et les psychanalystes – à ek-sister par rapport à la science.

Yves Vanderveken

En vente sur www.ecf-echoppe.com

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La santé mentale existe-t-elle ?

La santé mentale existe-t-elle ?

Premier Congrès européen de Psychanalyse

 

Un grand nombre de psychanalystes travaillent dans des institutions qui portent le label de la Santé mentale. Le psychanalyste est en effet concerné par une clinique des ravages liés au discours de l’Autre, que Freud a désigné comme « malaise dans la civilisation ». Or, quand un psychanalyste occupe la place du travailleur de la Santé mentale, il entretient un débat permanent et bien nécessaire avec ce concept, car il y a une antinomie entre la notion de Santé mentale et la psychanalyse.  

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Evaluation : gare aux utopires !

Evaluation : gare aux utopires !

Forum pour la psychanalyse

L’Association de la Cause Freudienne Île-de-France en association avec la Section Clinique de Paris-Île de France, le CPCT-Ados, la SARP, les Psychologues freudiens, l’Apcof, et des personnalités du monde de la culture

vous invite au Forum pour la psychanalyse

Évaluation : halte aux « utopires » !

Le 14 juin 2008 de 14 h à 18 h

Maison des Jeunes et de la Culture Théâtre de Colombes
6/98, rue Saint-Denis 92700 Colombes
Entrée libre
Renseignements : bernardjothy@hotmail.fr et 01 42 77 01 99

Antidépresseurs : et si la controverse sur leur efficacité profitait finalement à la France ?

Antidépresseurs : et si la controverse sur leur efficacité profitait finalement à la France ?

L’efficacité controversée des antidépresseurs : une opportunité pour l’industrie française ?

Par Sophie Bialek et Pierre Sidon
Conformément à l’article 26 de la loi du 4 mars 2002, dit de « transparence », les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’aucune sorte avec les firmes pharmaceutiques.

Un mois après une première étude qui évoquait la faible supériorité des antidépresseurs ISRS face au placebo (Erick Turner dans le New England Journal, 17 janvier 2008), la publication d’une seconde étude similaire défraie la chronique médiatique (Irving Kirsch, « Initial Severity and Antidepressant Benefits : A Meta-Analysis of Data Submitted to the Food and Drug Administration », Public Library Of Science). Des représentants de la psychiatrie universitaire, grande promotrice de « la dépression » et de ses traitements chimiothérapiques, défilent donc dans les médias.

Olié

Le Pr. Olié explique à l’Express que les essais thérapeutiques sont principalement pratiqués aux USA ou en général dans des pays où le système de soins est inégalitaire : « des personnes acceptent aussi ces tests pour avoir des soins gratuits. Dans ces conditions, aux Etats-Unis, ce sont plutôt 8 essais sur 10 qui ratent », ce que B. Falissard, interrogé dans Libération explicite ainsi : « Ces essais vont donc être réalisés dans des pays où les systèmes de santé sont souvent inégalitaires, comme aux Etats-Unis. Qui va y participer ? Des personnes qui n’ont pas d’assurance de santé, et elles le font pour pouvoir bénéficier d’un traitement. Pour ces gens là, l’effet placebo peut être considérable. ». Entraîné par son élan, Falissard en arrive même à affirmer : « Ce type d’essai n’est pas possible en France, car il n’y a pas un patient qui accepterait de recevoir un placebo. » C’est évidemment faux : les essais thérapeutiques comparatifs contre un traitement de référence et contre un placebo (essais de phase III) sont en effet indispensables pour l’obtention d’une Autorisation de Mise sur le Marché, en France comme ailleurs. Reconnaissons toutefois qu’il est plaisant de voir M. Falissard dénigrer les essais cliniques réalisés aux USA après avoir soutenu la pertinence de leur usage lors de l’expertise de l’Inserm sur l’évaluation des psychothérapies. Mais revenons donc aux propos de J.P. Olié, grand pourvoyeur d’essais thérapeutiques contre placebo 100% français : « des études comme celle-ci qui ne permettent pas d’établir une différence entre un antidépresseur et un placebo, il y en a plein les tiroirs. Un essai clinique sur deux échoue. » Un échec sur deux en France, c’est certes toujours mieux que « huit sur dix aux USA ». Toutefois, il y en a tout de même « plein les tiroirs », autrement dit jamais publiés, participant ainsi à égarer l’opinion sur la prétendue efficacité des molécules : « Jusqu’en 2006, les industries n’étaient pas obligées de les publier (…) Les résultats négatifs n’intéressent personne. » Personne, y compris M. Olié, dont on admire ici l’aveu emprunt d’un naturel décomplexé tellement d’époque.

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Libé et le film de Sandrine Bonnaire

Libé et le film de Sandrine Bonnaire

Après un premier article maladroit qui pouvait instrumentaliser un film que l’on nous décrit comme délicat aux fins de thèses rudement antipsychiatriques, Libération redonne la parole aux acteurs de la prise en charge de Sabine Bonnaire. Pour un tableau plus nuancé en effet.

«Le psychotique nous parle, mais c’est la société qui n’entend rien»

Santé. Le film de Sandrine Bonnaire a suscité une kyrielle de réactions dans la psychiatrie.
ÉRIC FAVEREAU
QUOTIDIEN LIBERATION : mardi 12 février 2008
 
 

C’était il y a deux semaines : la sortie du très beau documentaire de Sandrine Bonnaire sur sa sœur autiste, Elle s’appelle Sabine. Et à l’occasion de cette diffusion, da ns Libération du 29 janvier, l’actrice était retournée pour la première fois dans les deux hôpitaux psychiatriques où Sabine avait été si mal hospitalisée. Depuis ? Non pas une onde de choc, mais un vrai courant d’air, salutaire et un rien réconfortant. Une kyrielle de réactions a agité le monde de la psychiatrie publique. Des réactions de soutien, de colère, d’agacement, mais toutes sonnent comme des signaux d’alarme. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a appelé aussitôt la réalisatrice pour la rencontrer. «Ce film de Sandrine Bonnaire est important, nous a déclaré, hier, la ministre, et je partage son combat. Mais je voudrais insister que ce n’est pas seulement un problème d’argent, ni de moyens. Aujourd’hui, des efforts sont faits, et le plan santé mental avance.»

Schubert. L’histoire de Sabine serait-elle devenue un symptôme de la crise de la prise en charge des malades mentaux en France ? Hospitalisée d’abord à l’hôpital de Villejuif puis aux Murets, Sabine a, alors, 28 ans : atteinte d’une psychose infantile, elle quitte quatre ans plus tard l’hôpital, absente, assommée de neuroleptiques, incapable de parler, et encore moins de jouer du Schubert comme elle le faisait avant. «Les pauvres moyens dont dispose la psychiatrie publique, oui, il est urgent d’en débattre», a réagi aussitôt un médecin chef de psychiatrie parisien. Le professeur Claude Got, un des sages de la santé publique en France, se montre plus circonspect : «J’ai lu dans Libération : "la psychiatrie publique est laissée à l’abandon". Ce qui est inexact, si l’on n’explique pas pourquoi on a laissé la grande majorité des psychiatres se diriger vers un secteur privé plus rémunérateur, alors que nous avons le plus grand nombre de psychiatres par habitant en Europe.»

Autre avis : « C’est le manque d’effectifs qui est directement la cause, murmure le Dr Claude Jeangirard, fondateur de la clinique Le Chesnaie, haut lieu de la psychothérapie institutionnelle. Et il ajoute : «Il y a autre chose qui nous atteint tous. La psychose, c’est indicible. La psychose est une impossibilité à dire… Et pourtant le psychotique est un être humain, il nous parle, ce n’est pas de la poésie facile, et nous, nous avons quelque chose à entendre. Mais voilà, c’est toute la société qui n’entend rien.»

 

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