Le nouveau site de la SARP

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Après quelques semaines d’un éclipse due à des problèmes techniques, le site est à nouveau online et arbore une nouvelle présentation.

Merci à Julie Vetter (Hoi Moon Marketing) et Richard Gruet pour leur superbe travail.

 

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Grand Meeting au Zenith de Paris

Touche pas à mon ADN : 130 000 signatures à ce jour, 10 octobre 2007.

Grand Meeting au Zenith dimanche 

 

La protestation contre l’usage de l’ADN dans les procédures de contrôle de l’immigration enfle de jour en jour. Point d’orgue de l’émergence de ce front républicain, le rendez-vous du dimanche 14 octobre au Zénith à l’appel de SOS racisme, Charlie hebdo et Libération. Transcendant les critères gauche-droite, gouvernement opposition, on trouve aux coudes à coudes, dans ce combat citoyen tous les tenants d’une république éthique. Catholiques, francs-maçons, humanistes de tous bords, se sont retrouvés dans la pétition initiée par Dominique Sopo, Philippe Val et Bernard-Henri Lévy et beaucoup d’autres. La protestation vigoureuse d’une partie des ministres et de l’UMP, est un signe qui ne trompe pas, c’est une rupture dans la tradition des « droits de l’homme » dont il est question, et qui soulève justement l’indignation de tous.

 

http://touchepasamonadn.blogs.liberation.fr/

La psychiatrie anglo saxonne mélancolique

Le cœur de la psychiatrie

Quand la psychiatrie cherche son "coeur", c'est le syndrome de Cottard de la discipline. Pourquoi les jeunes médecins fuient la psychiatrie en Angletrerre ? Encore un effort messieurs les Professeurs de psychiatrie français, et ils la fuiront en France.   

Source : JIM
Publié le 05/10/2007     

En psychiatrie, quel est le cœur du sujet ? C’est la question débattue dans un article du British Journal of Psychiatry. Les psychiatres anglo-saxons ont longtemps tenu la schizophrénie pour figure de proue de la discipline, mais cette collusion emblématique avec une affection aussi déroutante présente un effet pervers : contribuer à éloigner la psychiatrie du champ de la médecine, pour accentuer son aspect socioculturel. Car le diagnostic de schizophrénie est parfois contesté, notamment par le mouvement antipsychiatrique, pour avoir fait la part trop belle aux troubles de la pensée : quoi de plus arbitraire, ou « politiquement incorrect », que de prêter à autrui une pensée déviante, par rapport à nous ? Rappelons l’acharnement des psychiatres soviétiques à diagnostiquer une « psychose anti-sociale » chez les refuzniks, à l’époque de l’URSS. Le contexte (politique, religieux, technologique, etc.…) a bien trop d’influence sur le diagnostic psychiatrique pour accorder à celui-ci, DSM ou pas, la même scientificité ou objectivité qu’en médecine somatique. Exemple : brûlée d’abord comme « hérétique » puis réhabilitée comme « sainte », Jeanne d’Arc serait considérée sans doute comme « psychotique » aujourd’hui, et traitée comme telle au motif qu’elle entendrait des voix !

Or des phénomènes comme les hallucinations ne s’inscrivent pas, remarquent les auteurs, dans le simple prolongement d’un fonctionnement normal, mais semblent relever d’une nature différente. Mais comment définir la normalité ? Historiquement, la mentalité des psychiatres semble trop orientée par le champ médical et ses paradigmes, comme le recours à l’univers hospitalier et son attachement classique au « nombre de lits ». En fin de compte, retour de balancier aidant, la psychiatrie peut-elle et doit-elle rester un secteur à part entière de la médecine ? Les auteurs formulent de manière encore plus abrupte cette interrogation cruciale : « Pourquoi tant de jeunes médecins fuient-ils (outre Manche) la psychiatrie ?… Les psychiatres ont-ils encore un avenir comme médecins spécialistes ? »

Dr Alain Cohen

Goodwin GM et Geddes JR : “What is the heartland of psychiatry ?” Br J Psychiatry 2007 ; 191 : 189-191.

Non au contrôle génétique de l’immigration

Touche pas à mon ADN

Contrôler l’immigration ? Vaste débat. Qui ne relève certes pas du domaine de la psychiatrie. Quant aux moyens mis en oeuvre : ici, l’ADN. Découverte scientifique s’il en est ; et Dieu sait combien la science remanie, bien au delà de la psychiatrie, notre monde. Comment ne pas être concerné ? Plus précisément, si c’est un moyen scientifique de contrôle, c’est ici le moyen de dire la parenté. Depuis la sinistre exhumation d’Yves Montand, la jurisprudence a peu à peu succombé à la tentation d’effacer le père symbolique par le père biologique. Les conséquences en sont colossales, et nous n’apercevons qu’à peine le remarniement de notre civilisation qui en découle. Par conséquent, l’introduction du test ADN dans la politique, loin de n’être qu’un moyen est un ici discours, le prolongement logique de la présence du Pr Arnold Munnich, généticien, comme conseiller du Président Sarkozy. Jamais, depuis le Troisième Reich, la génétique n’avait servi de gouvernail à la politique. Après la déferlante des rapports de l’INSERM de sinistre mémoire, et la mémorable interview du futur président par Michel Onfray, les lignes sont claires. Par conséquent, une fois de plus, la SARP doit s’élever contre l’immixtion du pire des scientismes dans la politique, qui menace l’humanité de sombrer dans l’obscurantisme et la barbarie. La SARP appelle massivement à la mobilisation contre l’amendement Mariani à travers la signature de deux pétitions (et souhaitons d’ailleurs qu’elles fusionnent) : 
Pierre Sidon
Badinter 1 – Dati 0

Badinter 1 – Dati 0

Robert Badinter contre la projet de Loi de Rachida Dati

Discours prononcé au Sénat le 4 juillet par Robert BADINTER en ouverture du débat sur la récidive.
 
"C'est la première fois que vous intervenez dans cet hémicycle, madame la Garde des Sceaux, et je considère avec sympathie votre accession à la Chancellerie. J'y vois un symbole extrêmement important de l'intégration républicaine à laquelle nous sommes tous très attachés.

Pourtant, j'aurais souhaité que vous fassiez vos débuts sur un autre texte. Il ne manque pas de sujets brûlants : ainsi en est-il de la réforme de la carte judiciaire, ou de la situation dans nos prisons pour laquelle nous souhaitons depuis très, trop longtemps une loi pénitentiaire. Vous auriez rencontré alors nos critiques, mais aussi notre volonté constructive.

Mais le texte que vous nous soumettez est inutile, implicitement vexant pour la magistrature et, ce qui est plus grave encore, potentiellement dangereux.

Inutile ? C'est une évidence. Nous ne vivons pas dans un désert législatif. Tous les Gardes des Sceaux, tous les parlementaires, tous les citoyens souhaitent qu'on lutte contre la récidive. D'ailleurs, le législateur n'est pas resté inactif et il n'a pas pris conscience en mai de cet état de fait.

Durant les trois années écoulées, nous n'avons pas eu moins de trois textes à examiner concernant la lutte contre la récidive : il y a eu Perben II en mars 2004, il y a eu celui de votre prédécesseur, Pascal Clément, tout entier consacré au traitement de la récidive, en décembre 2005 et, il y a quelques mois, le ministre d'État, ministre de l'intérieur de l'époque, nous a présenté un texte sur la prévention de la délinquance dans lequel figurait nombre de dispositions sur la récidive. Tous vos prédécesseurs ont-ils cédé à une quelconque tentation laxiste ? Les commissions des lois du Parlement auraient-elles négligé des mesures importantes pour lutter contre la récidive ? Certainement pas !

La nécessité de ce texte n'apparaît donc pas, à moins que vous ne taxiez vos prédécesseurs d'incompétence, ce que je ne crois pas. Les effets de ces lois se sont-ils révélés décevants ? Nous n'en savons rien puisqu'il n'y a pas eu d'études ni de suivi de ces textes. Le Conseil d'État l'a, à juste titre, fait remarquer. Cette loi n'a pas non plus été précédée d'une étude d'impact, notamment sur la situation carcérale à venir.

Vous dites que ce texte est l'expression de l'engagement du Président de la République. Certes, il vient d'être élu, mais ce n'est pas pour autant qu'il a raison sur tous les points de son programme !

Revenons à l'essentiel. Un texte doit répondre à une finalité. D'ailleurs, l'article 8 de la Déclaration des droits de l'Homme ne dit pas autre chose : « La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires ». Dans le rapport de notre commission figure un tableau très intéressant relatif aux peines actuellement prononcées en cas de récidive. Les magistrats disposent-ils des moyens légaux pour prononcer les peines que le législateur souhaite qualifier de plancher ? Sans aucun doute. Ils peuvent d'ores et déjà prononcer les peines que vous souhaitez instaurer.

Alors, pourquoi ce texte alors que les moyens existent déjà ? La deuxième partie du tableau présenté par notre rapporteur retrace la pratique au regard des peines prévues. Pour les crimes, les magistrats et les jurys vont très au-delà des peines plancher. La qualité de récidiviste n'est apparemment pas la meilleure carte à jouer pour susciter l'indulgence d'une cour d'assises. Concernant les crimes, ce texte ne sert donc à rien. Reste la question des délits. Dans ce domaine, la moyenne des condamnations est effectivement très en-dessous des peines plancher que vous voulez instaurer. Si les magistrats ne les prononcent pas, c'est qu'ils jugent, en leur âme et conscience, en fonction des circonstances et de la diversité des êtres humains. N'oublions pas qu'ils engagent leur responsabilité morale.

C'est pourquoi, lors de nos auditions, pas une voix ne s'est élevée au sein des associations de magistrats pour réclamer l'instauration de ces planchers. Ils nous ont tous demandé instamment de ne pas les prévoir. Et cependant vous le faites. Pourquoi ? Parce que vous estimez que les décisions des magistrats ne satisfont pas aux attentes du gouvernement et du Président de la République.

Il veut donc adresser aux magistrats une sorte d'injonction, en fonction de ce qu'il estime nécessaire en matière de sanction. Lorsqu'il s'adressait à la Nation en tant que candidat, chacun comprenait que les peines plancher ne concerneraient que les délits les plus graves. Alors, certes, vous avez ouvert une fenêtre, que dis-je, un interstice afin de sauvegarder le principe constitutionnel de la liberté des magistrats. Mais soyons réaliste : lorsqu'une loi dit aux magistrats les peines qu'ils doivent prononcer, au minimum, pour les récidivistes, tout en leur donnant aussi la possibilité d'aller en-dessous si ils motivent leur décision, que croyez-vous qu'il va se passer ? Si le juge décide, en son âme et conscience, de ne pas appliquer la peine plancher, il prendra un risque. Si le récidiviste commet un nouveau crime ou délit, qui sera stigmatisé ? Qui verra sa responsabilité engagée devant l'opinion publique et le gouvernement ? Le magistrat ! Certes, il existe des âmes intrépides et des coeurs courageux, mais gageons que la plupart ne prendront pas le risque de subir des critiques stigmatisantes et s'aligneront.

C'est pourquoi j'ai parlé, dans mon propos introductif, du caractère inutilement blessant de ce texte à l'égard des magistrats, car il sous-entend qu'ils sont laxistes et qu'ils n'appliquent pas, ou mal, la loi. Certes, la magistrature française n'a pas que des vertus, mais elle a beaucoup plus de qualités que celles que l'on veut bien lui reconnaître et le laxisme ou la faiblesse à l'égard des récidivistes ne sont en rien ses caractéristiques.

Ce texte est inutile et vexatoire, je l'ai dit. Mais, ce qui est plus grave, il est dangereux. Car il va accroître la surpopulation carcérale. Or, vous connaissez la situation actuelle : plus 18 % de prisonniers au cours des cinq dernières années. Nous en sommes à 63 500 détenus et les prévisions font état de 20 % de plus dans les prochaines années. Les maisons d'arrêt et les centres de détention connaissent un taux de remplissage qui va de 120 à 200 %. Le rapport sur la récidive rédigé par la Commission d'analyse et de suivi de la récidive, présidée par le professeur Jacques-Henri Robert, rappelle que les peines plancher instaurées aux Etats-Unis et au Canada n'ont pas eu les effets escomptés.

Nous savons -le constat est ancien- que le premier foyer de récidive, c'est la prison ; que dans les maisons d'arrêt surpeuplées se côtoient dans la même cellule de vieux chevaux de retour et des primo-délinquants, des professionnels du crime et des jeunes qui sortent de prison avec des adresses et des leçons. Vous jouez avec ce texte au pompier pyromane ; on comprend pourquoi vos prédécesseurs n'avaient pas voulu de peines plancher.

Nous pensons, nous, que la vraie question est celle de la signification de la récidive. C'est évidemment une faute du récidiviste, mais c'est aussi un échec qui le dépasse, un échec familial et social, un échec de l'institution judiciaire elle-même. Comment y remédier, sinon en agissant pour une réinsertion réussie ? Les procédures qui la permettent ont été multipliées ces dernières décennies, libération conditionnelle, semi-liberté, placement à l'extérieur, mais elles sont insuffisamment mises en oeuvre, faute de moyens ; éducateurs, travailleurs sociaux, médecins psychiatres sont trop peu nombreux. Nous luttons avec des textes, nous produisons du papier là où il nous faudrait combattre avec des professionnels.

Avec ce projet de loi, madame la garde des Sceaux, vous vous fourvoyez si vous croyez ainsi réduire la récidive. Lutter contre ce phénomène est avant tout affaire de moyens, donc de volonté politique. Nous ne voterons pas ce mauvais texte."

Videosurveillance : le grand bluff

«Des caméras peu efficaces pour prévenir la délinquance»
Eric Heilmann, chercheur, analyse l’impact de la vidéosurveillance :
Par Jacky Durand
LIBÉRATION : mardi 10 juillet 2007
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Maître de conférence à l’université Louis-Pasteur de Strasbourg, Eric Heilmann a analysé avec Marie-Noëlle Mornet les travaux des chercheurs britanniques sur l’impact de la vidéosurveillance (1). Il revient sur les annonces de Nicolas Sarkozy en matière de déploiement de caméras et sur les préoccupations de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil, lire ci-contre).

Partagez-vous l’avis de Sarkozy, « impressionné» par la police britannique et ses caméras ? 
Je suis étonné qu’il soit aussi peu informé des travaux des chercheurs britanniques qui étudient depuis quinze ans l’efficacité de la vidéosurveillance dans leur pays. Ils concluent tous que les caméras ont apporté rarement la preuve de leur efficacité dans la prévention de la délinquance. Quant à la résolution d’enquêtes, la vidéosurveillance peut accélérer l’obtention de résultats à condition d’être précédée d’un travail de renseignements. Les caméras ne servent à rien si l’on ne sait pas ce que l’on cherche. Prenez les attentats de Londres, en juillet 2005, c’est parce que la police britannique avait été informée de l’identité potentielle des supects qu’elle a pu ensuite les reconnaître sur des images. Cela a été possible parce que des centaines d’enquêteurs ont été mobilisés pour visionner 15 000 vidéos. Penser que l’on pourrait mobiliser de telles ressources humaines pour des actes criminels de moindre ampleur serait se moquer du monde.
Les caméras ont tout de même des répercussions ? 
La vidéosurveillance peut provoquer un déplacement de la délinquance et un changement des modes opératoires des auteurs d’infraction. Les vols de voitures ont lieu en périphérie après l’installation de caméras au centre-ville. Les cambriolages surviennent la nuit au lieu de la journée. Quand la vidéosurveillance donne quelques résultats, elle est accompagnée d’autres moyens de prévention comme l’amélioration de l’éclairage et la limitation du nombre d’accès dans un parking. Dans aucun cas, la vidéosurveillance n’est une mesure à tout faire.
Partagez-vous les craintes de la Cnil sur l’avènement d’« une société de surveillance» ? 
Oui, on assiste à une banalisation à l’égard de cette quincaillerie sécuritaire (caméras, badges.) qui connaît un développement incroyable sans que cela suscite de réactions d’ampleur dans l’opinion publique. J’y vois deux raisons majeures: premièrement, il y a une sorte d’enchantement technologique qui peut donner l’illusion que les machines font mieux que l’homme. Deuxièmement, il y a l’émergence d’une autre conception de la vie privée, liée au développement de la téléréalité. Ces émissions, où les gens se font filmer sous toutes les coutures, développent une esthétique séc uritaire. Ça ne choque plus grand monde de se livrer au regard des autres. Les frontières entre espaces public et privé ne sont plus les mêmes qu’il y a trente ans quand la loi informatique et liberté a été adoptée. A l’époque, on redoutait «Big Brother» . Aujourd’hui avec le développement des réseaux informatiques, des caméras sur Internet, chacun peut se livrer, se dévoiler.
(1) Etude publiée par l’Inhes.

La reprise des forums des psys !

Les Forums des psys se lèvent dans la civilisation 

Nous recevons une lettre de Jacques-Alain Miller :
 
Chers collègues,

La série des « Forums des psys » a vocation à reprendre, en fonction de l’actualité.
Les innovations dues au nouveau gouvernement justifient d’ores et déjà de prévoir un Forum pour les 29 et 30 mars 2008 à la Mutualité.
Le programme en sera fixé fin janvier. Mais il ne serait pas inutile que vous teniez compte dès maintenant de ces dates, et que vous les fassiez connaître autour de vous.

En vous remerciant, je vous adresse mes cordiales salutations.

Jacques-Alain Miller

Paris, le 6 juillet 2007

Des voleurs de joujoux évitent de peu le fichage ADN

La justice recule, après la menace de prélèvement d'empreintes sur deux enfants.
Par Patricia TOURANCHEAU
 
QUOTIDIEN LIBÉRATION : mardi 8 mai 2007
 
 

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La menace de prélèvement d'ADN proférée, la semaine dernière, contre deux petits voleurs du Nord qui avaient piqué des jouets dans un supermarché, alimente la polémique sur le fichage génétique des mineurs, dénoncé notamment par la Ligue des droits de l'homme (LDH) et le Syndicat de la magistrature (SM). C'est le père qui a rendu publique l'intention des gendarmes de prendre les empreintes digitales et génétiques de ses fils de 8 et 11 ans pour ce larcin. L'homme a en effet découvert, atterré, que la dernière loi sur l'extension du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) permet d'y intégrer les ADN d'enfants.

Les deux frères ont fauché deux Tamagoschi et deux balles rebondissantes dans un hypermarché du Nord. Les vigiles les ont repérés sur les caméras de surveillance et les ont appréhendés quand leur mère passait à la caisse. Leur père, Vincent, a indiqué au Parisien que son épouse a «tout de suite payé les jouets volés, environ 50 euros. On les a mis à la poubelle. On a sermonné nos enfants, on les a privés de jeux vidéo, de cadeaux d'anniversaire. On leur a demandé de nous rembourser progressivement sur leur argent de poche et d'effectuer quelques travaux d'intérêt général dans la maison». Ils ont reçu la visite des gendarmes qui venaient leur apporter une convocation. Et le père en était «ravi», croyant qu'ils allaient «faire prendre conscience» à ses fils «qu'il ne fallait pas recommencer». Mais les propos des deux officiers de police judiciaire ont dépassé à ses yeux toute mesure : «Ils ont expliqué à mon fils aîné qu'il serait photographié, qu'on lui prendrait ses empreintes digitales et aussi ses empreintes génétiques, ajoutant même que mon fils ne pourrait pas forcément exercer le métier qu'il veut faire plus tard car il serait fiché !» 
Persuadé que le Fnaeg était réservé aux seuls délinquants sexuels, le père a d'abord cru à du bluff, avant de réaliser que les gendarmes avaient le droit de mettre à exécution cette menace.
«Pas du bétail».   Révolté, il a annoncé qu'il refuserait tout prélèvement génétique sur ses enfants, même si la loi punit ce refus d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende : «C'est une connerie de gamins ! Je ne suis pas d'accord pour qu'ils le paient au prix fort, a-t-il tonné dans le Parisien , ce n'est pas du bétail que l'on doit marquer au fer.» Lors de l'audition le 5 mai des deux gamins, les enquêteurs et le substitut du procureur ont finalement fait machine arrière, n'ont demandé ni relevé d'empreintes digitales, ni effectué de prélèvement génétique, et ont bouclé l'affaire par «un rappel à la loi».  «Il y a une part de maladresse des deux gendarmes qui n'ont pas voulu les ficher mais leur faire peur», dit-on à la gendarmerie, «même si la loi l'autorise.» 
Lancé en 1998 après l'arrestation du tueur en série Guy Georges, le Fnaeg a d'abord été conçu pour pister les pédophiles, délinquants et criminels sexuels. En 2001, le ministre de l'Intérieur socialiste Daniel Vaillant l'a fait élargir aux autres crimes, de sang, de terrorisme, d'actes de torture et de barbarie, et d'attaques à main armée.
Arrachages d'OGM. Puis le 19 mars 2003, la loi de sécurité intérieure de Nicolas Sarkozy a encore étendu le champ d'application du Fnaeg à quasi tous les délits, même aux vols à l'étalage, dégradations d'abribus ou arrachages d'OGM. Seuls désormais échappent au fichage génétique les usagers de stupéfiants, les personnes punies de simples contraventions et les auteurs d'abus de biens sociaux.
Si le Fnaeg, qui contient aujourd'hui quelque 400 000 profils génétiques, permet de résoudre des crimes anciens et d'innocenter des suspects, son extension  massive «à de petites infractions et sans distinction d'âge» inquiète Ollivier Joulin, vice-président du tribunal de grande instance de Bordeaux et membre du Syndicat de la magistrature : «Un enfant fiché pour une bêtise risque de le traîner pendant quarante ans, soit la durée autorisée pour la conservation des ADN. Il risque aussi de ne pas pouvoir accéder à la fonction publique ou à certains autres métiers.» Intervenu plusieurs fois de «façon préventive» pour que des mineurs punis par des sanctions éducatives (et non par une peine) ne soient pas enregistrés dans le Fnaeg, Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme, redoute qu'un jour des très jeunes enfants le soient : «L'idée de marquer  génétiquement un gosse qui n'a pas dix ans pour un vol dans un magasin et d'en garder la trace indélébile dans un tel fichier est injustifiée, disproportionnée, scandaleuse. Damner à vie un enfant qui a fait une ânerie ou repérer les petits turbulents dès la crèche, c'est une politique qui consiste à enfermer les gens dans la délinquance.»

Assemblée Générale de l’Association

L’Assemblée Générale de la SARP

 se tiendra le 16 décembre de 14h à 18h

Hôpital Sainte-Anne

Amphithéâtre du pavillon Benjamin BALL, secteur 3, service du Dr. Marcel, escalier face, 1er étage à gauche

 

Pour toute information et participation "Nous contacter" (bouton en haut à droite sur cette page d'accueil de notre site).

Des sept erreurs, la plus grave

 

 lettre ouverte de la SARP au Premier Ministre

Objet : décret d’application de l’article 52

Paris, le 2.11.06

Monsieur le Premier Ministre,

 

Après avoir salué la mesure qui caractérisait la précédente rédaction du décret d’application de l’article 52 réglementant l'usage du terme de psychothérapeute, la Société pour l’Action et la Recherche en  Psychiatrie s’émeut de la nouvelle et surprenante version du texte : la SARP a dénombré six différences essentielles entre la troisième et la deuxième version du décret d'application de l'article 52. Nous les détaillons ci après. Pourtant il nous semble que le ministère de la santé commet ici la septième et bien la plus grave des erreurs : celle d’avoir mené en bateau l’ensemble d’une profession dans des négociations illusoires pour finir par accoucher d’un texte scélérat, entérinant le vol d’un titre forgé par une profession organisée au profit d’une université – qu’elle soit de psychologie ou de psychiatrie – qui n’a jusque là, en la matière, aucun titre à faire valoir. On jugera en outre du sérieux de l’ensemble à l’aune de la persistance, à l’article 2, de la qualification comme psychothérapeute par l’obtention du diplôme de docteur en médecine… L’article 3-II, dit « clause du grand-père »,  disparaît quant à lui en poussant dans l’illégalité des milliers de psychothérapeutes formés dans leurs instituts privés et légitimés par la confiance non démentie d’un public que ne séduisent pas les sirènes d’un savoir universitaire abstrait ou diafoiresque.  

A la section II (« la formation en psychopathologie clinique pour user du titre de psychothérapeute »), on relève l’apparition, dans l’établissement du « cahier des charges », du ministère de l’Education nationale aux côtés de celui de la santé, tandis qu’est rayée d’un trait de plume la légitimité des instituts privés : disparaît la mention : « Cette formation peut être confiée à l'Université ou à des organismes passant convention avec l'Université ». Enfin la mainmise de l’université est confirmée par la durée de la formation prévue qui passe de 150 à 500 heures théoriques, tandis que celle du stage passe de 4 mois à 500 heures. La notion de « prérequis » refait, quant à elle, son apparition pour l’inscription dans ce cursus.

Ainsi l’Etat croit-il possible de stabiliser le champ psy en s’arrogeant (par l’Université) l’exclusivité de la délivrance du titre de psychothérapeute. C’est un point de vue – d’Etat – dont la modernité nous échappe. Mais que sait-on des conséquences d’un acte aussi brutal, tant dans les modalités de son avènement que dans l’extension sans ménagement de son application ? Quid de la confiance qui semblait régir les négociations entre partenaires lorsque la parole donnée est retirée en toute mauvaise foi ? Quid de la valeur d’un titre dont tout le monde saura comme il a été usurpé ? Quid de l’avenir professionnel des ex-psychothérapeutes ainsi dépouillés ? Quid à l’avenir des psychanalystes dont on ne voit pas ce qui les protégerait : d’abord de la requalification des psychothérapeutes en psychanalystes, puis, les mêmes causes produisant les mêmes effets, d’un sort identique à celui de leurs amis psychothérapeutes. La psychanalyse nous a appris, aux psychiatres aussi, que l’on ne remanie pas brutalement un symptôme – fût-il social – sans encourir les plus grands risques de déstabilisation de l’édifice dans son ensemble. C’est à quoi nous soumet l’insécurité juridique qui fera ce déferlement législatif finir, de proche en proche, par s’attaquer aux moindres signifiants de la langue après avoir voulu écrire l’Histoire. Réduite à une gesticulation impuissante, la représentation nationale verra désormais son emploi cantonné à celui de réécrire le dictionnaire. Il y a, de fait, une urgence politique.

En vous remerciant vivement par avance de l’attention que vous voudrez bien porter à ces questions, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre haute considération.

Sophie Bialek, Jean-Daniel Matet, Pierre Sidon pour la SARP www.forumdespsychiatres.org   

(suite…)

Réunion publique de la SARP

 Réunion publique de la SARP à l'occasion des Journées de l'Ecole de la Cause freudienne le samedi 21 octobre 2006 
 
Au vu des combats actuels de la SARP pour la psychiatrie, on peut s’étonner qu’elle soit née de l’opposition de quelques psychiatres à l’amendement Accoyer. Ne s’agissait-il pas alors de s’opposer à la mainmise de la médecine sur la psychothérapie, voilant mal une attaque contre la psychanalyse lacanienne ? Aujourd’hui la SARP lutte pied à pied contre le transfert de compétences de la psychiatrie à la médecine générale, contre l’épandage des psychotropes, contre l’idéologie de l’évaluation, contre l’attaque du service public et contre l’instrumentalisation de la psychiatrie aux fins de police. Fondamentalement, la SARP défend la psychiatrie contre ses universitaires. Bien sûr, ceux-ci n’étaient pas étranger à l’attaque sur la psychothérapie ; comme en témoigne par exemple le rapport Pichot-Allilaire de l’Académie de médecine. Mais ce n’était là que partie émergée de l’iceberg : la psychothérapie allait bientôt s’avérer recouvrir les enjeux plus consistants du marché du mental (selon l’expression de Jacques-Alain Miller). Car voulaient-ils la psychothérapie pour s’en arroger l’exercice exclusif ? C’est ce qu’ont pu croire brièvement les collègues libéraux attachés à ladite « psychothérapie du psychiatre » ; avant de réaliser (mais trop tard ?) qu’il s’agissait bien plutôt d’en confier la basse pratique à des auxiliaires formés à la six-quatre-deux et à un tout autre discours que l’analytique.

(suite…)

Lettre au Pr. Degos, Président de l’HAS

 Lettre ouverte de la SARP au Pr. Laurent Degos, Président de l’HAS

Copie à M. Xavier Bertrand, Ministre de la Santé et des Solidarités.
Copie à M. Didier Houssin, Directeur Général de la Santé

Copie à M. Jean-Charles Pascal, Président de la Fédération Française de Psychiatrie

 

Paris le 18 septembre 2006

Monsieur le Président de la Haute Autorité de Santé,

 

Dans un précédent courrier (février 2004) , nous avions sollicité votre attention sur l’inquiétude manifestée par les psychiatres au regard de la mise en œuvre de l’Evaluation des Pratiques Professionnelles dans leur discipline. Vous nous aviez répondu en avoir pris bonne note. Nous faisons donc une nouvelle fois  appel à vous car nous venons très récemment d’être informés de l’élaboration en cours d’une nouvelle RPC en psychiatrie, consacrée aux « complications évolutives de la dépression ». Nous craignons en effet de voir se perpétuer les « dysfonctionnements » à propos desquels nous vous avions initialement contacté.

(suite…)

Newsletter n° 10

 La Newsletter de la SARP n° 10 

Une rentrée en apparence tranquille, sans amendement nouveau, sans Livre noir, sans Une d’un Observateur quelconque. Et pourtant une rentrée, une vraie rentrée même, avec des vrais morceaux de nouveau Rapport de l’INSERM dedans (publié en catimini avant les grandes vacances), enrobés dans un discret nappage parlementaire, à déguster avec une nouvelle Recommandation pour la Pratique Clinique en cours de préparation à la HAS. Une rentrée placée sous une météo agréable : renouvellement prochain à la direction de l’HAS (A. Coulomb nous quitte au 1er octobre), mise en pratique plus effective de la déclaration des conflits d’intérêt à l ’HAS…  Bref, la SARP se réjouit des perspectives qui, à mesure,  se précisent et davantage encore, des combats que l’actualité lui fournit l’opportunité de mener. A table !

En format pdf : télécharger 

La SARP et le décret d’application de l’article 52

Dr Jean-Daniel Matet

Président de la SARP

À Monsieur Xavier BERTRAND

Ministre de la santé et des solidarités

Paris, le 7 juillet 2006

 

Monsieur le Ministre,

Ayant suivi avec beaucoup d’attention les discussions autour de l’avant-projet de décret d’application de l’article 52 de la loi de santé publique du 9 août 2004 portant sur le titre de psychothérapeute, bien que notre association n’ait pas été sollicitée par vos services, nous tenons à vous faire part de notre position.

Notre association regroupe des psychiatres de tout exercice dont l’activité est orientée par la psychanalyse qui les a eux-mêmes formés. C’est cette formation, indépendante assumée à leur frais, qui est seule à même de garantir les compétences d’une pratique psychothérapeutique.

Toute validation universitaire complémentaire, en dehors de la formation permanente, qu’exigerait l’exercice de la psychothérapie relationnelle serait vaine.

L’avant-projet du 7 avril, définissant des pré-requis de formation en psychopathologie pour faire usage du titre de psychothérapeute, constitue donc une version acceptable de décret qui ne contredit pas les termes de la loi.

Nous souhaitons donc, dans la mesure où des décrets d’application s’imposent, que cette version d’avant-projet de décret du 7 avril 2006 soit retenue.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations respectueuses.