FMC, DMP… bientôt EPP ?

Après l’arrêt de la FMC, c’est une autre machine industrielle insensée qui prend l’eau… C’est tout le bien qu’on souhaite, à son tour à la HAS et à ses monstrueux rejetons. Un bien plus gros morceau il est vrai. Mais au train où vont les choses… L’avenir n’est pas, manifestement, aux usines à gaz.

 

Source : Egora ; Jeudi 12 Juin 2008

Le comité d´éthique pour un DMP facultatif

 

 

Pierre-Yves Poindron
Saisi par Roselyne Bachelot en mars dernier, le Comité consultatif national d´éthique (Ccne) vient de rendre son avis sur le dossier médical personnel. « Dans sa conception actuelle, il ne peut être adopté pour chaque citoyen à l´échelle nationale dans la mesure où il ne répond pas aux objectifs poursuivis, alors que son coût de mise en œuvre est très élevé », estime le Ccne. Généralisé, obligatoire et exposant à des pénalités, il serait même contreproductif. Selon le Ccne, « un projet axé prioritairement sur la réduction du déficit de l´assurance maladie (assorti de la perspective de pénaliser les patients qui masqueraient des données) devrait être éloigné comme une menace de discrédit irrévocable du projet. » On ne saurait mieux mettre en relief le péché originel du DMP, instauré par la loi du 13 août 2004 relative à l´assurance maladie. S´il n´y a nulle objection éthique à lui confier un objectif de réduction du déficit public en matière de santé, son efficacité économique reste à démontrer, estime le Ccne. Son appropriation suppose qu´il ne soit pas imposé à tous, « mais proposé exclusivement à ceux qui le souhaitent ». Vouloir généraliser le DMP « présuppose une population qui se perçoit à travers le prisme de la maladie, sinon effective du moins potentielle », assure le Ccne
Alors que « son bon fonctionnement requiert déjà cette disposition collaboratrice à la base », croire qu´un tel outil suscitera chez les acteurs de santé « un plus grand esprit de coopération est peut-être illusoire », à moins de reposer sur le volontariat. La coordination des partenaires suppose au départ une volonté de coopérer, « c´est le point faible d´un DMP dont l´usage serait imposé à tous les acteurs de santé ».
La foi dans la technologie fait l´objet d´autres critiques. « Les facilités de communication et de traitement des données que permettent les technologies informatiques ne sauraient dispenser de tout esprit critique », encore moins de la clinique. « Le risque d´atteinte aux libertés individuelles au profit de certains organismes administratif ou financiers en cas de non communication du contenu du dossier dont la mise en place aura été généralisée » n´est pas à exclure, souligne le Ccne. Par ailleurs, aucun système informatique n´est infaillible et offre des garanties absolues de bon fonctionnement.
Tels sont les arguments majeurs développés par le Ccne à l´encontre du projet tel qu´il a été conçu en 2004. En revanche, il n´est pas hostile à la mise en place d´un DMP. Mais, pour être efficace, il ne peut reposer que sur la base du volontariat. Le Comité recommande de le proposer aux sujets volontaires, atteints de maladies dont l´état nécessite l´intervention de nombreux professionnels, ayant compris le bénéfice qu´ils pouvaient en retirer en terme d´optimisation de leur prise en charge et gardant la possibilité d´en autoriser l´accès aux personnes de leur choix (mais, dans le cadre du volontariat la question du masquage des données devient marginale). Aucune menace de sanctions ne doit peser sur ceux qui en refuseraient l´accès « à quelque autorité ou organisme que ce soit ». Enfin, le Ccne préconise d´évaluer le DMP dans les régions pilotes où une expérimentation a déjà été mise en place, de l´évaluer au bout de trois à cinq ans avant de l´étendre à l´échelle nationale « mais toujours uniquement aux personnes volontaires ».<<<

Sciences et Avenir doute du Pr Servan-Schreiber

Sciences et Avenir doute du Pr Servan-Schreiber

Le Pr Servan-Schreiber : sa pensée est « magique » selon le magazine Sciences et Avenir

Heureusement, le professeur qui répond ci-dessous, a des références, nombreuses… Nous-mêmes, étions admiratifs de la carrière et des résultats du professeur et proposions sur ce site-même il y a quatre ans déjà, un aggiornamento complet de la médecine et de la psychiatrie, tenant compte des avancées révolutionnaires de l’universitaire ; rappels :

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Eric Woerth pour une limitation de la « promotion » par les labos

SÉCU-MÉDICAMENTS-GOUVERNEMENT-BUDGET-ASSEMBLÉE-SANTÉ
Médicaments : Woerth pour une limitation de la "promotion" par les labos
12/02/2008 18:06:11 GMT+01:00
#582187 FRS 776 YX57 (4) AFP (288)



 
PARIS, 12 fév 2008 (AFP) – Le ministre du Budget Eric Woerth s’est prononcé mardi pour une limitation de la "promotion du médicament" par l’industrie pharmaceutique car il y a en France "surconsommation de médicaments". "Il faut limiter la promotion du médicament parce qu’il y a surconsommation de médicaments", a-t-il déclaré au cours d’une audition par la mission d’étude et de contrôle de la Sécurité sociale (Mecss) de l’Assemblée nationale. "La taxe est sûrement un outil, ce n’est pas le seul (…) Nous, on préfère les systèmes conventionnels, donc on fera tout pour que ce soit plutôt un système conventionnel", a affirmé M. Woerth, pour qui "on a besoin de se concerter plus avec l’industrie pharmaceutique". Selon lui, le gouvernement et les laboratoires veulent "exactement la même chose : qu’ils se développent, qu’ils soient à la pointe (…) En même temps, on est quand même dans un système français où 20 milliards d’euros de consommation médicamenteuse sont remboursés par la voie publique". Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) publié fin octobre propose de réduire progressivement de moitié les dépenses des laboratoires pour promouvoir leurs médicaments, qui atteignent quelque trois milliards d’euros par an, dont trois-quarts sous la forme de démarches des visiteurs médicaux auprès des médecins. Cette "visite médicale", "financée en fait par la collectivité à travers les prix administrés du médicament s’avère un moyen très coûteux" avec "plus de 25.000 euros par médecin généraliste par an", estime l’Igas. dmc/jba/sd AFP

Libération : Rebonds – Vendredi 4 août 2006

Libération : Rebonds – Vendredi 4 août 2006

La formation médicale en bien piètre santé 
Pour assurer de meilleures pratiques de soins, le cursus universitaire et l'encadrement tout au long de la vie professionnelle doivent être réformés.
Jean-Raymond Teyssier professeur à l'université de Bourgogne (faculté de médecine), praticien au CHU de Dijon.
  
La formation des étudiants en médecine échappe en grande partie à l'Université en raison de la domination sur leur cursus du concours de l'internat, appelé depuis 2004 «examen classant national». Par le jeu du classement à des épreuves purement scolaires, des étudiants de 24 ans déterminent par leurs choix personnels le paysage médical de la France pour les vingt ou trente ans à venir !

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Le chikunguya symptôme

L'épidémie comme révélateur 

Par Philippe Le Claire,

Source : clicanoo.com

Les épidémies de peste, de choléra ou de chikungunya font parler et
écrire. Le choléra sert d'arrière plan au Hussard sur le toit de
Giono, La Peste de prétexte et de titre au roman de Camus dont
l'action se déroule à Oran, pendant une épidémie. Sous les yeux du
docteur Rieux, le "mal" sévit et modifie les comportements des
habitants de la ville : peur, enfermement, souffrance… Une
métaphore de la fragilité de l'homme et une troublante allégorie du
fascisme. Et si notre CHIK était une "peste" ?

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« Firmes et associations de patients : des liaisons dangereuses »

Dans son numéro 258 de février  2005, la revue Prescrire consacrait son éditorial aux associations de patients sous le titre « Firmes et associations de patients : des liaisons dangereuses ».
L’article informe sur le financement de nombre d’associations de patients via les laboratoires pharmaceutiques, soulignant que cela est contraire aux intérêts même que défendent ces associations. Il nous semble opportun de mettre cette information en perspective avec la façon dont  deux Autorités, l’INSERM et l’ANAES, ont détourné les demandes d’associations de patients qui se sont tournées vers elles.
Gérard Miller lors de son intervention au forum des psys du 9 avril  a rapporté le traitement que les experts de l’Inserm ont fait subir à la demande formulées par Mme Finkelstein pour la FNAP Psy (Fédération Nationale des patients et ex patients en psychiatrie) et  M. Escaig pour l’UNAFAM concernant « la compréhension et l’accès » aux différentes thérapies dans le champ psy. Reprenant les propos de ces deux responsables, G. Miller concluait sur la chape de plomb qui s’est abattue sur la demande de ces associations.
Le 11 décembre 2004, lors du congrès organisé par l’ANAES, Mme Finkelstein, relevant l’intérêt des patients pour les démarches d’évaluation accréditation a souhaité « des usagers responsables, formés et réalistes ». Notons que l’ANAES , aujourd’hui Haute Autorité en Santé, forme elle-même ses propres experts. Nous assistons là à une autre tentative de main mise de la part des autorités académiques et administratives sur une demande d’orientation et de formation exprimée par des associations de patients.
Ces associations visent à aider les patients et leur famille qui font appel à elles. Mais elles sont également très impliquées auprès des professionnels de santé et viennent utilement interroger les orientations prises dans le domaine de la santé. En tant que psychiatres, nous souhaitons qu’elles gardent leur indépendance vis-à-vis de tous les savoirs d’autorité pour pouvoir continuer à jouer leur rôle « d’empêcheurs de penser en rond ».
La revue Prescrire , février 2005, Tome 25, n°258, p.133-134. L’article est disponible en ligne sur le site de la revue.

New York Times : un cas réjouissant

A lire dans le New York Times ce jour, un récit de cas surprenant par le Dr Friedman. Au menu, une chimiothérapie antidépressive dont on ne mesure pas l’indication, et un engrenage d’effets indésirables et de coprescriptions bien réjouissantes. De la sérotonine, de la dopamine, et beaucoup de soucis… Mais rien sur la patiente, dépressive mutée en hypersexuelle par le miracle de la chimie et le génie d’une psychiatrie américaine bien heureuse. Est-ce cela le modèle de la psychiatrie universitaire française ?

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Nouvel Âne n°5

Le Dossier Médical Personnalisé : cauchemar d’une science-fiction devenue réalité au menu du
NOUVEL ÂNE, n°5
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Paris, le 14 janvier (ALP) — Les premiers exemplaires du Nouvel Âne n° 5, daté du 17 janvier 2005, sont sortis des presses. Le service de presse est en cours d’expédition. Le numéro sera en vente dès la semaine prochaine 7, rue Duguay-Trouin, 75006 Paris. Il est en cours d’acheminement vers les librairies de Paris et de province. Précisions à venir.

Au menu, le Dossier Médical Personnel : des bénéfices surévalués, un coût sousévalué et une menace exceptionnelle pour la vie privée. Un appel à la collaboration par un ancien ministre, malgré l’aveu des dangers entrevus. La révélation d’une mutation de société : de la place de l’individu, faible, opaque et respecté en son agglutination statistique comme multitude puissante à surveiller, mesurer, évaluer.
Plus d’informations… Télécharger la Une