La fin d’une négation

La fin d’une négation

Tomber en dépression est-il inscrit dans les gènes ?

20 janvier 2013, par Pierre Barthélémy

Blogs Le Monde

Quand des épidémiologistes se sont intéressés à la dépression, ils ont, en décortiquant les données, découvert une composante familiale forte, comme si ce trouble de l’humeur était héréditaire. Cela s’appuie notamment sur le fait que de vrais jumeaux, qui partagent le même matériel génétique, ont nettement plus de chances d’être tous les deux dépressifs que deux membres non jumeaux d’une fratrie, lesquels ne possèdent pas un ADN identique. D’où l’idée, présente maintenant dans les esprits depuis plusieurs années, que la dépression a pour partie une base génétique, ainsi que l’a souligné une méta-analyse publiée en 2000. Partant de ce constat, les psychiatres ont donc naturellement voulu identifier les gènes impliqués dans la maladie, à une époque où l’on croyait pouvoir trouver toutes les réponses dans l’ADN. L’heure est aujourd’hui à un premier bilan et même si on nous a, dans un passé récent, plusieurs fois annoncé la découverte des fameux gènes, il a souvent fallu déchanter.

(suite…)

Gorwood et Libé

Gorwood et Libé

Liberation
Comportements avec gène
Questions de science. Par Philippe Gorwood, psychiatre
QUOTIDIEN : mardi 24 juin 2008

Existe-t-il une génétique des comportements humains ? Comment considérer la recherche de gènes de l’homosexualité, de la violence, de la schizophrénie, de l’hyperactivité ou même de l’altruisme ? Peut-on définir, scientifiquement, le poids des gènes et de l’environnement dans ce domaine ? Philip Gorwood dirige l’unité Inserm 675, dédiée à l’étude de l’expression et des fondements biologiques des pathologies addictives. Dans une conférence donnée aujourd’hui dans le cadre du nouveau cycle de l’Université de tous les savoirs et dont nous publions le texte, il dessine les conditions et les horizons de la recherche, émergente, sur la génétique des comportements. C.Bn.

 

(suite…)

Fondation pour la recherche : le bio-bio-bio

Après le bio-psycho-social, bienvenue dans l’ère du bio-bio-biologique :

Lu sur le document de présentation de la Fondation pour la recherche (née à l’Hôpital SAinte-Anne) :

"L’activité de la Fondation s’organisera autour de 3 axes de recherche : la recherche fondamentale et clinique, la recherche épidémiologique et la recherche dans le champ social.
o La recherche fondamentale et clinique
La recherche fondamentale portera sur la neurobiologie (étude du fonctionnement des cellules et des tissus nerveux), sur la génétique avec la biologie moléculaire, la neuropharmacologie et la neuro-imagerie (observation de la physiologie du système nerveux) et avec la neuro-anatomo-pathologie (étude des lésions du cerveau).
La recherche clinique se concentrera sur la physiopathologie (étude des troubles psychiques)…"

Que dit la recherche clinique version "Fondation" quant à la physiopathologie du lapsus ? Adressez vos projets de recherche à M. Rouillon.

Intoxication au GIN

GIN : un verre ça va… L’abus de neurosciences nuit à la santé de nos citoyens.

Signalé par Frédéric Salès

En tout cas, un bel exemple de réussite du marketing neurobiologique. Les neurosciences ? Combien de découvertes en psychiatrie ? Comment ça ? Vous persiflez ? Et un nouveau gène de l’autisme chaque année, c’est pas rien !

Tchin !

Inauguration d’un nouveau centre de recherche en neurosciences à Grenoble

GRENOBLE, 3 décembre 2007 (APM) – Le nouveau centre de recherche Grenoble Institut des neurosciences (GIN), qui associe l’université Joseph-Fourier (UJF), l’Inserm, le CEA et le CHU de Grenoble, a été inauguré vendredi à Grenoble, en présence notamment du nouveau directeur de l’Inserm, André Syrota.

Ce nouveau centre, dirigé par le Pr Claude Feuerstein, a pour objectif de "favoriser la pluridisciplinarité, mutualiser les moyens et les équipements, associer étroitement recherche fondamentale et applications cliniques et relever l’un des défis de la recherche médicale de demain: mieux comprendre le cerveau et mieux soigner les maladies qui l’affectent", selon le dossier de presse.

Outre des programmes en sciences fondamentales, le GIN vise à développer des outils diagnostiques et thérapeutiques pour les maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson, les tumeurs cérébrales, les maladies cérébrovasculaires, les épilepsies, les maladies mentales, les douleurs, les maladies inflammatoires ou encore les myopathies.

Quatre thématiques principales ont été choisies: la neurodégénérescence, la plasticité synaptique et le dynamisme cellulaire; la neuro-oncologie; la dynamique des réseaux neuronaux en relation avec les pathologies du mouvement, de l’épilepsie et du stress; la neuro-imagerie et la neurostimulation.

Une dizaine d’équipes ont été constituées pour étudier notamment la physiopathologie du cytosquelette dans les maladies mentale, l’usage du rayonnement synchrotron, la nanomédecine ou encore les interactions neurodigestives.

Affiliées à l’Inserm, au CEA, au CNRS, au CRSSA (Centre de recherche du service de santé des armées Émile-Pardé), à l’UJF et/ou au CHU de Grenoble, ces équipes rassemblent quelque 200 chercheurs et enseignants-chercheurs, cliniciens, ingénieurs, techniciens, administratifs, doctorants et post-doctorants.

Pour ce projet, un nouveau bâtiment de 6.000 m2 a été construit sur le site de l’hôpital Michallon, permettant de rassembler dans un même lieu les différentes équipes de recherche en neurosciences qui étaient jusqu’à présent réparties sur différents sites, et de les placer à proximité immédiate des équipes soignantes des services de neurologie, neurochirurgie et d’imagerie du CHU.

L’architecture a été conçue "pour faciliter les échanges et les collaborations entre les équipes" grâce notamment à une "flexibilité évolutive des occupations des laboratoires", dont une partie est réservée à l’accueil d’équipes extérieures, les espaces dédiés étant réservés aux plateformes et plateaux techniques. Un espace d’environ 500 m2 a aussi été prévu pour l’arrivée de nouvelles équipes.

Le GIN s’étend aussi hors les murs au travers d’autres plateformes technologiques partagées avec d’autres domaines de recherche sur Grenoble et en Rhône-Alpes, que ce soit de la physique, la microélectronique, de l’informatique, des mathématiques appliquées, de la biologie structurale etc.

Le bâtiment qui accueille l’institut a été construit par l’UJF, maître d’ouvrage, en partenariat avec l’Inserm, la Région Rhône-Alpes, l’Agglomération grenobloise (La Métro), la Ville de Grenoble et la Fondation philanthropique Edmond Safra (qui donne son nom au bâtiment), dans le cadre du 12ème contrat de plan Etat-région, pour un coût global approchant les 16 millions d’euros (dont 2,5 millions d’euros d’équipement de bas).

Le GIN "a pour ambition de devenir l’un des centres de recherche en neurosciences les plus attractifs d’Europe", est-il précisé dans le dossier de presse.

Nomination d’André Syrota à la tête de l’Inserm

Inserm acte II : Rock the Casbah ! 

La SARP salue la nomination du Professeur Syrota à la tête de l'Inserm
en remplacement du Pr Christian Brechot, démissionnaire. Spécialiste
de la Résonance Magnétique Nucléaire appliquée aux sciences
cognitives,le Pr Syrota est un des créateurs du NeuroSpin. Ce
spécialiste de l'image sera-t-il à même de tempérer la fascination
contemporaines pour ces franges qui installent des effets en lieu et
place des causes ? L'avenir nous le dira.
Quoi qu'il en soit, la SARP accueille favorablement cet augure, qui
marque l'avancée toujours plus marquée d'un discours stimulant. Les
neuro-sciences sont  une chance pour la psychanalyse, si « elle ne
disparaît pas, de n'avoir été qu'un symptôme », un symptôme viennois
s'entend. Poursuivis par le rouleau compresseur, c'est pour nous, plus
que jamais : marche ou crève. Et si la science  nous cherche des poux
dans la tête, à l'aide de l'imagerie à résonance magnétique nucléaire
à l'occasion, comment pourrait-elle ne pas nous trouver ?
Let There Be Rock !
Pierre Sidon

l’ADN « bigoterie pseudoscientifique » : la gifle du New York Times au gouvernement français

l’ADN « bigoterie pseudoscientifique » : la gifle du New York Times au gouvernement français

rObj.render(« 14″, »2 »,true)
Politiques

Le New York Times s’insurge contre les tests ADN français

Dans un éditorial au vitriol, le quotidien dénonce une loi «abjecte» qui rappelle certaines «notions pseudo-scientifiques» utilisées par les nazis et la France de Vichy.
F.V.
LIBERATION.FR : lundi 22 octobre 2007
La loi sur l’immigration et ses tests ADN pour le regroupement familial suscitent toujours l’émoi, jusqu’aux Etats-Unis. Dans un éditorial au vitriol, paru hier sous le titre «Bigoterie pseudo-scientifique en France», le New York Times cloue au pilori la loi que l’Assemblée nationale doit entériner demain par un vote solennel.

«Les questions d’immigration réveillent les pires instincts des hommes politiques qui devraient être plus raisonnables», commence le quotidien américain. S’il reconnaît que l’utilisation des tests ADN «peut être utile pour établir la culpabilité ou l’innocence» dans une affaire criminelle, il précise que «cela n’a rien n’a y faire dans une loi sur l’immigration».

Puis l’éditorialiste du New York Times attaque fort : s’étonnant que les politiques français ne soient pas plus attentifs aux leçons de leur histoire, il rappelle que «sous les occupants nazis et leurs collaborateurs de Vichy, des notions pseudo-scientifiques de descendance pure avaient été introduites dans le droit français avec les conséquences tragiques que l’on connaît.»

«Alors qu’il est lui-même le fils d’un immigré hongrois, M. Sarkozy s’est fait un nom politique avec ses critiques acerbes sur les immigrés récents, et notamment les Arabes d’Afrique du nord», rappelle le quotidien. Critiques qui «l’ont aidé à gagner les voix qui se reportaient habituellement sur les extrêmistes comme l’éternel candidat à l’élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen».

Reprochant au président français de ne pas être intervenu pour retirer cette loi, le journal de sensibilité démocrate lui inflige pour conclure cette cinglante saillie : «M. Sarkozy veut être considéré comme un homme d’Etat. Qu’il agisse en tant que tel.»

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/286557.FR.php

© Libération
Et l’ADN du racisme ou de la connerie ?

Et l’ADN du racisme ou de la connerie ?

OAS_AD(‘x10’);OAS_AD(‘x01’);

L'ADN du racisme ou celui de la connerie ?

Le scandale né des propos racistes du prix Nobel James Watson s'amplifie
LEMONDE.FR avec AFP, AP et Reuters | 20.10.07 | 11h02  •  Mis à jour le 20.10.07 | 11h08

ace au tollé mondial suscité par ses propos racistes, le prix Nobel de médecine 1962, l'Américain James Watson, codécouvreur de la structure de l'ADN, a interrompu, vendredi 19 octobre, sa tournée européenne, tandis que plusieurs sanctions à son encontre ont été prises. Arrivé cette semaine en Grande-Bretagne, il devait participer à diverses manifestations jusqu'au 25 octobre en vue de promouvoir son dernier livre.
OAS_AD(‘Middle1’);

M. Watson, âgé de 79 ans, avait indiqué, la semaine dernière, au Sunday Times qu'il aurait aimé que tout le monde soit égal, mais que "ceux qui ont à traiter avec des employés noirs savent que ce n'est pas vrai". "Nos politiques sociales se fondent sur le fait que leur intelligence est la même que la nôtre (Occidentaux blancs), alors (…) que toutes les recherches concluent que ce n'est pas vraiment le cas", a-t-il affirmé au journal britannique.

"PROVOCATION INADMISSIBLE"

Le musée des Sciences de Londres a été la première institution à réagir à ces propos en annulant, jeudi, une conférence que devait donner le Dr Watson.

Vendredi matin, le généticien a tenté d'apaiser la controverse, se disant, dans un communiqué, "mortifié par ce qui s'est passé". "Et le plus grave, c'est que je ne peux pas comprendre comment j'ai pu dire ce sur quoi on me cite. Je peux certainement comprendre pourquoi les gens, en lisant ces mots, ont réagi comme ils l'ont fait", a-t-il déclaré. "A tous ceux qui ont déduit de mes propos que l'Afrique, comme continent, était d'une certaine façon génétiquement inférieure, je ne peux que présenter mes excuses sans réserve", a-t-il ajouté. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Plus important de mon point de vue, il n'y a aucune base scientifique pour une telle croyance".

Avant l'annonce de son retour aux Etats-Unis, l'université d'Edimbourg a indiqué, vendredi, avoir annulé l'intervention prévue du chercheur, jugeant les propos qu'il avait tenus "incompatibles" avec les valeurs qu'elle défend. Un festival à Bristol a fait de même, dénonçant la "provocation inadmissible" de ses opinions.

Parallèlement un prestigieux laboratoire de recherche américain a suspendu de ses fonctions M. Watson. "Le conseil d'administration s'est réuni et a décidé jeudi soir de suspendre le Dr Watson de toutes ses responsabilités administratives", a ainsi fait savoir, dans un communiqué, Bruce Stillman, PDG de l'Institut de recherches de Cold Spring Harbor, situé à Long Island (nord-est des Etats-Unis).

"NOBEL DE RACISME"

Dans le même temps, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Richard Prasquier, s'est dit "indigné" par ses "propos racistes inacceptables" tandis que le quotidien privé sénégalais Le Populaire lui attribuait le "Nobel de racisme".

M. Watson avait déjà défrayé la chronique par ses prises de position notamment sur l'homosexualité ou la pigmentation. Il avait par exemple affirmé que les femmes devraient avoir le droit d'avorter si des tests pouvaient déterminer que l'enfant à naître portait les gènes de l'homosexualité. Il avait aussi laissé entendre qu'il pouvait y avoir un lien entre la couleur de la peau et les pulsions sexuelles, ce qui expliquerait pourquoi, selon lui, les Noirs ont une libido plus développée que les autres.

Il avait aussi estimé qu'on pourrait un jour modifier la génétique pour créer des gens plus beaux. "Les gens disent que ce serait horrible si on pouvait faire en sorte que toutes les filles soient jolies", avait-il déclaré. "Moi je trouve que ce serait super".


 

Pour visualiser le Desk il faut avoir un navigateur qui affiche des frames. &amp;amp;amp;lt;a href="/web/page/0,15-9,1-0@45-1,0.html"&amp;amp;amp;gt;Le document dans cet frame se trouve ici.&amp;amp;amp;lt;/a&amp;amp;amp;gt; Pour visualiser le Desk il faut avoir un navigateur qui affiche des frames. &amp;amp;amp;lt;a href="/web/page/0,15-11,1-0@45-1,0.html"&amp;amp;amp;gt;Le document dans cet frame se trouve ici.&amp;amp;amp;lt;/a&amp;amp;amp;gt; <img width="1" height="1" src="http://logc2.xiti.com/hit.xiti?s=43260&s2=19&p=imprimer_element&" >

Pr Bruno Fallisard, psychiatre biostatisticien, penseur.


Mètre à penser

Les méditations d’un psychiatre scientifique

Tiré de la conférence : "Les neurosciences peuvent-elles nous aider à penser le psychisme ?"  donnée à la Maison de Solenn dans le cadre du séminaire de l’unité INSERM U669, par le Pr Falissard, psychiatre, Professeur de biostatistiques à la Faculté de médecine Paris Sud, Directeur de l’Unité Inserm U669
Notes prises à-partir d’un fichier audio téléchargeable sur le site de l’auteur : http://perso.orange.fr/bruno.falissard/Fichiers/Les%20neurosciences%20-%20Bruno%20Falissard.mp3

« …Le premier constat c’est la discordance que j’ai, avec les collègues neuroscientifiques, à les entendre parler de leur spécialité, je retrouve pas mon expérience subjective individuelle ni même celle que j’expérimente auprès de mes patients…

Pour moi, qu’est ce qui fait partie de l’intimité du fonctionnement du psychisme humain et qui mériterait d’être étudié ? Je vais prendre des trucs pas forcément triviaux :

– L’imprévisibilité : les gens sont imprévisibles ; ya qu’à voir pour qui les gens ont voté au dernier référendum (…) J’en dirai pas plus mais… Ya vraiment une imprévisibilité et ça, moi, ça m’interpelle vraiment,
– Les gens savent pas ce qu’y veulent… C’est un vrai truc, qui est en apparence absurde, hein : les gens savent pas ce qu’y veulent. Et c’est un vrai problème dans la vie des patients et dans la vie de tous les êtres humains. Et c’est absurde. En termes de rationalité de l’esprit, c’est absurde. (suite…)

Centre expert en… psychiatrie ?

Les experts 

Coïncidence ? Le jour même où paraît l'article du Quotidien du médecin (lire ci-dessous) sur les centres experts (on y apprend que "la recherche en neurosciences a le vent en poupe") , nous en recevons une illustration clinique frappante que nous publions ci-dessus sous le titre Gêne éthique

——–

 

LE RÉSEAU SANTÉ MENTALE

Une occasion formidable pour la psychiatrie française

Le ministre délégué à la Recherche, François Goulard, a rencontré les équipes du Réseau thématique de recherche et de soins (Rtrs) consacré à la santé mentale, à l'hôpital Albert-Chenevier de Créteil (94). Ce réseau, qui a le statut de fondation de coopération scientifique et dont l'acronyme est Fonda-mentale, rassemble équipes de soins et chercheurs. Il est constitué de centres experts pour trois pathologies : les troubles bipolaires, la schizophrénie et l'autisme de haut niveau, le syndrome d'Asperger. Explications avec la coordinatrice du réseau, le Pr Marion Leboyer.

LE QUOTIDIEN – Quel est l'objectif du réseau Fonda-mentale (une « belle trouvaille », selon le ministre) et qui en sont les participants ?

Pr MARION LEBOYER – Il a pour objectif de rassembler des chercheurs et des équipes de soins pour améliorer la prise en charge des maladies mentales, combler le retard de leur diagnostic et développer la recherche psychiatrique française. Parmi les équipes de recherche, on compte des méthodologistes, des biostatisticiens, des spécialistes de suivi de cohortes, d'imagerie cérébrale, de génétique, de pharmacologie, d'électrophysiologie, de cognition… Les cliniciens psychiatres qui y participent sont, quant à eux, les spécialistes des pathologies autour desquelles vont se développer les centres experts : les troubles bipolaires, la schizophrénie et le syndrome d'Asperger.

(suite…)

Pasde0deconduite : Communiqué de presse du 11 décembre 2006

"Pas de 0 de conduite pour les enfants de 3 ans"
Le débat scientifique et de société a porté ses fruits

L'Inserm vient d'annoncer une refonte de ses méthodes d'expertises dans le domaine de la santé psychique. Le débat scientifique et de société impulsé par "Pas de 0 de conduite pour les enfants de 3 ans" a donc porté ses fruits.

Face à l'ampleur du mouvement, le ministre de la santé avait chargé l'INSERM d'organiser un colloque<. Celui-ci, intitulé « Trouble des conduites : de la clinique à la recherche », s'est tenu le 14 novembre dernier à Paris.
L'Inserm y a fait son "mea culpa".
Dans sa conclusion, le porte parole de l’Inserm a annoncé que les méthodes de travail des expertises Inserm dans le domaine psychique seront revues. Il y aura, notamment, prise en compte de la diversité des approches épistémologiques et pratiques, comme de l'expérience des acteurs de terrain et de l’apport des sciences humaines et sociales concernées par les problématiques considérées. "La multidisciplinarité est une condition d'une démarche éthique et scientifique", a considéré Jean-Claude Ameisen, président du comité d'éthique de l'Inserm. Jean Marie Danion, professeur de psychiatrie à Strasbourg, directeur de l'unité Inserm 666 et porte parole de l'Institut précise : "Désormais lorsqu'une expertise aura de fortes implications sociétales, comme celle-là, nous demanderons aux professionnels de terrain de nous faire des propositions sur les noms d'experts à consulter. Puis, à l'issue de ce travail, mais avant sa publication, nos interlocuteurs y auront à nouveau accès, afin de ne pas donner l'impression d'un texte détenteur d'une réalité intangible. Il nous faut également rejeter toute approche sécuritaire, en étant d'une vigilance sans faille vis-à-vis des risques de récupération politique".

(suite…)

Le Neurone d’or du mois d’Août 2006…

… est attribué au Dr Philippe Cléry-Melin

Non pas pour l'ensemble de son oeuvre au service de la psychiatrie française, qui le méritait pourtant amplement, mais pour l'idée absolument nouvelle émise par le désormais conseiller de l'Office Parlementaire d'Evaluation des Politiques de Santé. Voici le joyau prononcé lors de l'historique séance de présentation du Rapport sur le "bon usage des psychotropes", le 18 juin 2006 :

« M. Philippe Clery-Melin a ajouté que, parallèlement au problème de surconsommation de psychotropes chez les personnes âgées, la prévalence et le diagnostic de la dépression au sein de cette population sont en voie de devenir un problème de santé publique, comme en témoigne l'augmentation inquiétante du nombre des suicides parmi les sujets âgés, en raison du retard de diagnostic des dépressions. Pour ces personnes, la surconsommation des psychotropes peut masquer des symptômes d'origine dépressive et l'on peut dire qu'aujourd'hui deux patients sur trois ne bénéficient pas des traitements adéquats. » 

Ils sont trop traités, ce qui masque leur pathologie : un argument expert !

Interview de M. Brechot par Cécile Prieur, Le Monde 21.03.06

Christian Bréchot : "Le rôle de l'Inserm est de contribuer à des débats de société" 

LE MONDE | 20.03.06 | 14h46  •  Mis à jour le 20.03.06 | 14h46

Comment réagissez-vous à la pétition "Pas de zéro de conduite pour l'enfant de trois ans", qui s'oppose aux conclusions d'une expertise collective de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sur le trouble des conduites chez l'enfant et l'adolescent ?

Nous respectons profondément les personnes signataires de la pétition. Quand plus de 100 000 personnes signent une pétition, c'est qu'il y a une vraie question. Cependant, il y a un amalgame entre l'expertise collective et d'autres problèmes : il y a d'abord les craintes qui s'expriment d'un point de vue politique sur la base d'un rapport parlementaire réalisé bien avant l'expertise collective.

De ce point de vue, je suis choqué par les accusations de récupération politique, que je trouve déplacées ; il y a aussi les tensions très fortes qui existent, dans le domaine de la santé mentale, entre approche cognitivo-comportementale et approche psychanalytique, avec des désaccords de vue profonds sur le psychisme humain ; et il y a la peur que suscite la maladie mentale. Enfin, cette profession s'interroge sur son devenir. L'expertise collective n'a pas créé ces tensions, elle les a révélées.

(suite…)

Communiqué INSERM 24 02 2006

Trouble des conduites : mise au point autour d’une Expertise collective

L’expertise collective : une contribution majeure à la réflexion et au débat public

 

Institué il y a plus de 10 ans par l’Inserm, le processus d’expertise collective a apporté une contribution originale et majeure à la demande sociale d’information et de conseil sur les questions de santé. En répondant à des demandes formulées par des institutions impliquées dans le domaine de la santé, l’Institut prolonge ainsi sa mission de recherche par une activité de diffusion des connaissances sur les implications collectives de la recherche. L’Inserm intervient dans le choix des experts, de la méthodologie de travail, et dans le soutien à l’élaboration d’un rapport, mais pas dans l’orientation des conclusions de ce rapport. En tant que contribution au débat et aux choix de société, on peut mentionner l’une des premières expertises menée en 1997 sur l’amiante, qui a joué un rôle majeur dans la prise en compte des dangers, et dans l’interdiction d’utilisation de l’amiante dans notre pays, ou la récente expertise sur l’obésité, qui insiste sur la dimension sociale, culturelle et économique des réponses à apporter à ce problème majeur de santé. L'expertise collective n’est toutefois qu’un maillon de la chaîne reliant chercheurs, professionnels de terrain, citoyens, et décideurs politiques. Elle n'a pas pour objectif de faire l'économie d'un débat de professionnels ou de société lorsqu'elle aborde des questions aux résonances sociétales complexes et multiples.

(suite…)

USA : le désenchantement de la neuro-imagerie cérébrale, New York Times

USA : le désenchantement de la neuro-imagerie cérébrale
Source : New York Times
http://www.nytimes.com/2005/10/18/health/psychology/18imag.html

Published: October 18, 2005

They seem almost alive: snapshots of the living human brain.

Not long ago, scientists predicted that these images, produced by sophisticated brain-scanning techniques, would help cut through the mystery of mental illness, revealing clear brain abnormalities and allowing doctors to better diagnose and treat a wide variety of disorders. And nearly every week, it seems, imaging researchers announce another finding, a potential key to understanding depression, attention deficit disorder, anxiety.

Yet for a variety of reasons, the hopes and claims for brain imaging in psychiatry have far outpaced the science, experts say.

(suite…)

Axel Khan : la prédictivité du développement de l’autisme est extrêmement incertaine

Interviewé dans Abstract Psychiatrie n°3 de septembre 2005, le Pr Axel Khan doute du nouveau test commercialisé pour le dépistage de l’autisme :  » la peur des maladies psychiatriques est telle qu’il n’est pas besoin de véracité pour trouver une clientèle ». Et d’attribuer à « une raison d’ordre idéologique », « de vouloir ramener la complexité des désordres y compris psychiatriques à la simplicité d’une transmission génétique ». De plus, précise-t-il : « la question du déterminisme génétique dans les pathologies psychiatriques est difficile à expliciter et encore plus à comprendre, et il est plus simple de dire qu’on a trouvé le gène de la schizophrénie, du Déficit attentionnel avec hyperactivité, etc. » « Annoncer qu’on a trouvé le gène (…) assure une certaine gloire même très temporaire lorsque l’annonce tombe dans les oubliettes ».