Un trouble méconnu

LE TROUBLE DYSPHORIQUE DU LUNDI MATIN : UNE AFFECTION MÉCONNUE

Jean-Paul RICHIER, Praticien Hospitalier

 

Le Trouble Dysphorique du Lundi Matin (TDLM) constitue un Problème Majeur de Santé Publique (PMSP) dans les pays industrialisés. Si les historiens font remonter ses premières manifestations au IVème siècle de notre ère, les descriptions pionnières n’ont été établies qu’au tournant du XIXème au XXème siècle, et le trouble n’est identifié et systématisé comme tel que depuis ces dernières années (1).

CARACTÉRISTIQUES CLINIQUES

Il s’agit d’un ensemble de manifestations psychiques et physiques caractérisées par leur survenue dans le courant de la matinée du premier jour de la semaine.

Critères de l’AMMDDS :

Lors de sa deuxième Conférence Internationale, l’American MMDD Society a proposé les critères suivants (2) :

A. Au cours d’au moins deux lundis matin durant le mois écoulé, le sujet a présenté quatre ou plus des symptômes suivants :

1. manque d’énergie

2. sentiment de lourdeur

3. irritabilité

4. difficulté à se concentrer

5. repli social

6. anxiété ou tension

7. baillements répétés

8. ptosis bilatéral

9. céphalées frontales ou bitemporales

10. douleurs abdominales erratiques

11. éruption urticarienne de topographie variable

B. Ces perturbations étaient absentes la veille et régressent progressivement au fil de la semaine.

C. Ces manifestations interfèrent nettement avec le travail ou l’activité scolaire.

 

L’article en pdf

L’article sur le blog de l’auteur

Dump the DSM !

Dump the DSM !

Un point de vue décapant sur le DSM par un psychiatre américain. On en rierait plus facilement si l'on ne parlait de nous l'imposer.
Extraits :
" – le DSM est une source inépuisable de moqueries pour nos collègues somaticiens,
– il nécessite qu'on s'excuse en permanence envers les généralistes, les étudiants, les internes, et occasionnellement les avocats et les juges,
– la plupart de nos collègues cortiqués en rient sous cape,
– il tient à des catégories rigides qui ne servent qu'à rendre confus et à désinformer les patients et leurs praticiens, souvent influencés par le marketing du médicament,
– il est si incohérent qu'il fait se lever les yeux au ciel des nos patients en psychothérapie pour peu qu'ils soient instruits ou aient l'esprit critique,
– il finit par convaincre tout le monde que la psychiatrie n'a rien d'intéressant à dire sur la condition humaine",
L'article a dû toucher au but pour que Michael First, M.D., and Robert L. Spitzer estiment devoir y répondre (ici).

Source : http://www.psychiatrictimes.com/


Dump the DSM !

by Paul Genova, M.D.

Psychiatric Times April 2003 Vol. XX Issue 4

(Please see Counterpoint article by Michael First, M.D., and Robert L. Spitzer, M.D.)

The American Psychiatric Association's DSM diagnostic system has outlived its usefulness by about two decades. It should be abandoned, not revised. Its primary achievement was to force American psychiatrists to recognize that not all patients presenting with florid psychoses had schizophrenia. More generally, it aimed to force the idea of operationally defined syndromes down the throat of a profession that was still, in the 1970s, dominated by the vague and archaic concepts of psychoanalysis at its American 1950s worst.

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Brève histoire de l’Inserm et de ses rapports avec la psyché, 1941-2005

L’Inserm a-t-il une âme ?
par Frédérique Bravin, Deborah Gutermann, Joachim Lebovits et Martin Quenehen, pour le groupe DIX-IT
De la naissance de son ancêtre l’INH, en 1941, à nos jours, l’histoire de l’INSERM est aussi celle d’une machine administrative dont les missions, les objectifs n’ont cessé d’évoluer. De la santé publique à la recherche biologique, l’Institut, influencé par les anglo-saxons, intègre progressivement les sciences humaines et sociales dans un champ d’activité élargi et totalisant, dont l’une des missions est aujourd’hui la clinique de la santé mentale, comme en témoigne le rapport aujourd’hui fameux sur les « psychothérapies ».Cette étude se propose de retracer cette évolution, et s’appuiera pour ce faire sur les propos de MM. Jacques Glowinski, pharmacologue entré à l’Inserm au moment de sa création dans les années 60, Pierre Ducimetière, polytechnicien non médecin, recruté en 1965, et Constant Burg, directeur général de l’Inserm de 1969 à 1979.

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Un *cas clinique en psychiatrie* universitaire, par Sophie Bialek

OBSERVATION N°49 : « La grande illusion » par le Dr C. Spadone
In Cas cliniques en psychiatrie 2ème édition, H. Lôo et J.P. Olié, Médecines-Sciences, Flammarion, p153-155
« Madame F, âgée de 35 ans, mariée, mère au foyer, est suivie en psychiatrie depuis 4 ans. Issue d’un milieu aisé, elle connaît une enfance et une scolarité sans problème jusqu’au baccalauréat. Elle se marie très jeune, suite à une déception sentimentale.

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Pr. Servan-Schreiber : pratique, par Pierre Sidon

Extraits, sans commentaire et à visée informative, de la clinique et de la thérapeutique du Professeur Servan-Schreiber, tourneur d’yeux, expert désigné par l’INSERM, enseignant à l’AFFORTHECC

Extraits du site Guérir :

Les cas concrets racontés dans le livre
Tous les cas cliniques exposés dans mon livre et ci-dessous sont tirés de mon expérience

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Pr. Servan-Schreiber : Curriculum Vitae et Propositions, par Pierre Sidon

Curriculum Vitae du Pr. Servan-Schreiber, tourneur d’yeux, expert désigné par l’INSERM, enseignant à l’AFFORTHEC, etc. :
On est béat devant l’épure qui aura permis à l’expert de simplifier, pour le grand public (voir ci-dessus), l’étendue considérable (voir ci-dessous) de ses travaux cliniques et thérapeutiques (un bel exemple de « solide formation en psychopathologie » (copyright – M. C.Vasseur) ?). Au final, un exemple pour la psychiatrie française, qui aura bien du mal à rattraper son retard.

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Rapport Parquet : l’Avenir du déprimé français, par Sophie Bialek et Pierre Sidon


Le Rapport d’experts, intitulé « Itinéraire des déprimés – Réflexion sur leur trajectoire en France », coordonné par le Pr Parquet et soutenu par trois laboratoires pharmaceutiques, a été publié en janvier 2001.
Ce document, anticipant la baisse à venir du nombre des psychiatres, argumente le bienfondé du transfert de compétence des psychiatres vers les médecins généralistes pour le dépistage et la prise en charge du trouble mental « le plus répandu », à savoir la dépression. C’ est un document méconnu de la plupart des psychiatres. Il a pourtant été utilisé par Bernard Kouchner pour l’élaboration de son Plan Santé Mentale.

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