Mitra Kadivar libre !

Mitra Kadivar libre !

Information stupéfiante du matin !

INSTITUT LACAN institut.lacan@gmail.com

COMITE D’ACTION POUR LA LIBERATION DE MITRA

COMMUNIQUE DU CALM Feb. 13 th 2013, 07 : 50 Paris Time

J’ai reçu à 7h 46 un courriel de S*, aka le Pr Siamak Movahedi, Professor and Chair of the Sociology Department, University of Massachusetts, Boston.

Ce courriel me dit : « This just came from a couple of psychiatrists: You can now relax. “Dear Dr Movahedi, I talked with dr Ghadiri a couple of minutes ago. He is discharging her from Hospital now. Sincerely yours,” »

J’ai répondu : « Please thank Dr Ghadiri for this wise decision. Would you give me your phone number ? I would like to congratulate you on this very emotional moment. Long live our friendship ! »

J’estime que cette information est exacte. Selon toute vraisemblance, Mitra est libre. J’attends avec confiance un appel ou un courriel d’elle ou de l’un de ses élèves.

Stay tuned !

Jacques-Alain Miller

——–

On retrouvera tous les attendus de cette desastreuse affaire dans le numéro spécial de Lacan Quotidien téléchargeable ici :  On nous écrit de Téhéran. On y verra comment une psychiatrie sans discernement s’est fourvoyée dans une pratique de police qui plus est instrumentalisée dans un conflit de voisinage mal élucidé. Une histoire comme on peut aussi en rencontrer chez nous….

Iran contre psychanalyse : L’appel de Jacques-Alain Miller : SOS Mitra

Iran contre psychanalyse : L’appel de Jacques-Alain Miller : SOS Mitra

Publié le 7.2.13 sur le site de La Règle du Jeu

Le docteur Mitra Kadivar

Attention ! Pas d’erreur ! La campagne pour Mitra n’est pas terminée, elle commence. C’est le moment du plus grand péril. Les autorités de l’University of Medical Sciences de Téhéran prennent le choc de plein fouet. Le Dr Mohammad Ghadiri, médecin-directeur de l’hôpital psychiatrique voit son nom diffusé dans tous les médias. Et non pas comme le nom d’un prix Nobel, mais comme celui du gardien de Mitra, l’homme dont, aux yeux du monde, dépend le bien-être de Mitra, la liberté de Mitra, la vie de Mitra.

Ce jeudi matin, pour la première fois depuis samedi, je n’ai pas trouvé dans ma messagerie de mail de Mitra. Peut-être boude-t-elle. Peut-être y a-t-il eu dans le lancement de la campagne quelque chose qui l’a chiffonnée. C’est une perfectionniste, Mitra. Mais peut-être le silence de ce matin est-il dû à un mouvement de mauvaise humeur du Dr Ghadiri. A-t-il coupé la connexion ? Ou bien, vu l’ampleur que va prendre cette affaire, des mains plus puissantes la pilotent-elles désormais en double commande ?

 

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Interview de François Leguil

Interview de François Leguil

par Stella Harrisson pour l’Association Psychologues freudiens

Leguil

STOP DSM ! À la maison des cultures du monde, le 5 novembre. (*)

François Leguil, psychiatre, psychanalyste, a eu l’amabilité de répondre à plusieurs des questions que nous avions en tête sur la journée du 5 novembre, STOP DSM :
Pouvez-vous nous dire comment s’est mis en place ce travail, cette journée ?
Il s’agit d’un groupe qui se réunit sous l’égide de Patrick Landman et vise à rassembler tous ceux qui sont prêts à contrer ce DSM. Ce groupe se rencontre régulièrement depuis 2010, pour voir quelles alternatives à cette hégémonie du DSM , danger pour la clinique, sont possibles. Il y a eu un manifeste STOP DSM, signé par 2500 personnes, qui critique cette hégémonie et la conteste . Il propose d’autres modalités de classifications. On ne veut plus du tout de cela. P. Landmann, de l’Espace analytique, a contacté TOUTES les tendances et obédiences psychanalytiques et cliniques. Ce groupe rassemble donc le plus de tendances possibles pour la lutte contre le DSM, tous azimuts. Il est CONTRE l’esprit du DSM, sa philosophie, contre le projet que mène le DSM (…)

C’est à lire sur le site de l’Association Psychologues freudiens

Rapport de l’IGAS sur les hôpitaux psychiatriques

Le rapport est paru, il défraie déjà la chronique. On en appréciera le timing déconcertant au moment où la réforme malhabile de la psychiatrie prend ses professionnels de front. Saurons-nous nous saisir de cette opportunité pour réajuster notre communication quant à nos responsabilités en matière d’ordre public ?

Télécharger le rapport

Interview de la SARP par Mediapart

La psychiatrie est-elle, oui ou non, une discipline sécuritaire ?

La SARP interviewée par Carine Fouteau, journaliste à Mediapart, participe au débat sur la dangerosité. Et c’est en Une du journal :

http://www.mediapart.fr/journal/france/221208/branle-bas-de-combat-chez-les-psychiatres

Suivi du commentaire de François-R. Dupond Muzart 

Branle-bas de combat chez les psychiatres

Par Carine Fouteau

28 déc 2008

La psychiatrie est traversée par une vague de protestations inhabituelle dont on ne sait sur quoi elle va déboucher. Les appels et pétitions circulent à grande vitesse sur internet et ailleurs, les débats s’organisent, les professionnels prennent la parole, individuellement ou en groupe. L’intervention de Nicolas Sarkozy dans l’hôpital psychiatrique d’Antony le 2 décembre, annonçant une réforme de l’hospitalisation sous contrainte, a été le déclencheur de cette mise en mouvement.
Les consultations sur le projet de loi à venir viennent de débuter, tambour battant, lundi 22 décembre au ministère de la santé. Les syndicats de la fonction publique hospitalière ont ouvert le bal, avant de laisser la place, en janvier, aux représentants des psychiatres. L’occasion, pour Roselyne Bachelot, de mesurer le mécontentement et la combativité d’une profession plutôt aphone ces derniers mois. Reçue par la ministre de la santé, la CGT-santé a fait part de son refus de traiter ces questions « de manière morcelée » en ne s’intéressant qu’à l’hospitalisation d’office et a évoqué « les problématiques de fond que sont la suppression des lits (…) ces dernières années, la question des moyens, des contenues professionnels et de la formation ».
Prononcé trois semaines après le meurtre d’un étudiant à Grenoble par un patient schizophrène, le discours du chef de l’État a braqué les psychiatres dont la mission se situe à l’intersection entre les soins apportés aux malades et la protection de la société. Sur ce point, l’équilibre n’est pas trouvé, a déclaré Nicolas Sarkozy, selon lequel « l’espérance, parfois ténue, d’un retour à la vie normale, j’ose le dire ici, ne peut pas primer en toutes circonstances sur la protection de nos concitoyens. Mettez-vous aussi à ma place ! Je dois répondre à l’interrogation des familles des victimes que je reçois. »Un plan de « sécurisation » des hôpitaux psychiatriques

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Réforme des tutelles dans Le Monde

 Très sollicité, le régime des tutelles va être réformé

LE MONDE | 28.11.06

Depuis la création du régime des tutelles et des curatelles, en 1968, le nombre de "majeurs vulnérables" ne cesse d'augmenter : en trente ans, il a quasiment doublé. "Nous recensons aujourd'hui plus de 700 000 mesures de protection juridique alors que la France compte à peine 80 juges d'instance en équivalent temps plein !, explique Anne Caron-Déglise, coprésidente de l'Association nationale des juges d'instance. Nous faisons évidemment tout ce que nous pouvons pour auditionner les personnes concernées et contrôler les comptes mais nous rencontrons de grandes difficultés."

Pour tenter de remettre sur pied le système, le garde des sceaux, Pascal Clément, et le ministre délégué à la Sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille, Philippe Bas, ont présenté, mardi 28 novembre, au conseil des ministres, un projet de réforme. "Les textes actuels ne permettent plus de protéger correctement nos concitoyens les plus fragiles, résume M. Clément. L'inflation des mesures rend impossible, pour l'institution judiciaire, un suivi de qualité et un contrôle efficace."

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Le Monde 24 10 2006

La grande misère de la psychiatrie

par Cécile Prieur
Critique

La sphère "psy" se banalise, la parole des professionnels envahit l'espace public, mais la psychiatrie demeure obscure et les malades mentaux invisibles à la société. Les centaines de milliers de personnes hospitalisées chaque année en France n'ont pas de figure charismatique pour livrer leur expérience, pas ou peu de relais médiatiques pour raconter le quotidien de la folie. C'est tout l'intérêt du témoignage d'Emilie Durand, jeune femme plusieurs fois internée à l'hôpital Sainte-Anne, à Paris, qui témoigne de l'exil intérieur que constitue la souffrance psychique. "Je veux que le comportement des gens change, qu'ils arrêtent de fuir quand ils apprennent que je sors d'un hôpital psychiatrique. Il faut qu'ils sachent, qu'ils comprennent par où nous, patients, passons et comment cela fonctionne…"

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Du PMSI au RIM-psy

Communiqué commun du 7 septembre 2006

Syndicat des psychiatres des Hôpitaux

Union syndicale de la psychiatrie

Syndicat des psychiatres d’exercice public

Syndicat des psychiatres de secteur

 

Rim-Psy : appel au boycott

 

DU PMSI AU RIM-Psy

Le ministère de la Santé a décidé de généraliser le Recueil d’Information Médicalisé pour la Psychiatrie (RIM-Psy) à partir de janvier 2007. En clair cela signifie que tous les srvices de psychiatrie du pays devront renseigner des fiches nominatives  pour chacune des personnes prises en charge, selon un modèle standardisé national (arrêté du 29 juin 2006, JO du 7 juillet, avec guide méthodologique en annexe). Ce recueil comprend beaucoup d’informations sensibles, par exemple, le mode légal de séjour en hospitalisation, les diagnostics psychiatriques (en CIM10)…

Notons que ce guide méthodologique traite en une seule page les procédures relatives à la confidentialité et à la conservation des fichiers, alors qu’il détaille par le menu la saisie des données.

Notons qu’il ne fait aucun lien avec le DMP (dossier médical personnel) censé être en cours lui aussi d’expérimentation.

Comme le ministère a reconnu officiellement depuis janvier l’échec de l’expérimentation  du PMSI en psychiatrie à aboutir à une Tarification A l’Activité (T2A) en psychiatrie, le seul objectif clair pour l’instant de cette généralisation est d’obtenir des services de psychiatrie qu’ils s’habituent à un recueil standardisé. Cette banalisation favorise d’une part la mutation en cours d’une psychiatrie du sujet à une psychiatrie de la traçabilité des actes, et d’autre part l’avènement à plus long terme d’une T2A psychiatrique, calculée à partir d’un empilement de données que l’on décrétera alors significatives du fait même de leur accumulation. Pendant ce temps, des fichiers nominatifs de données sensibles se banalisent eux aussi dans les établissements.

Quatre syndicats de psychiatres appellent au boycott de ce recueil insensé (voir document joint).

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projet de loi sur la délinquance

 Plusieurs syndicats de psychiatres très inquiets du projet de loi sur la délinquance 

Plusieurs syndicats de psychiatres publics se sont opposés lundi aux mesures prévues dans le projet de loi sur la prévention de la délinquance.

Dans un communiqué, le Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH), l'Union syndicale de la psychiatrie (USP), le Syndicat des psychiatres d'exercice public (SPEP) et le Syndicat des psychiatres de secteur (SPS) demandent le retrait des articles 18 à 24 du projet de loi, qui réforment la procédure de déclenchement d'une hospitalisation d'office (HO).

Le projet de loi, dont la discussion commence mercredi au Sénat, comporte sept articles réformant la procédure de déclenchement d'une HO, en donnant un rôle prépondérant au maire, créant une procédure d'information du maire en cas de sortie d'essai d'une personne en HO ou en hospitalisation à la demande d'un tiers (HDT) et un fichier national des personnes en HO, rappelle-t-on.

Les psychiatres estiment que ce projet de loi conduirait à "une déviation des fondements de leur pratique" et demandent "l'ouverture rapide de discussions sur un projet sanitaire global de réforme de la loi du 27 juin 1990" sur les soins sans consentement en psychiatrie.

Dénonçant l'optique "purement d'ordre public et sécuritaire" du texte du gouvernement, les organisations syndicales déplorent "l'amalgame réalisé entre troubles mentaux, dangerosité et délinquance".

"Ce texte instrumentalise la psychiatrie en lui assignant avant tout un rôle de contrôle des libertés et de régulation des conflits sociaux que l'on croyait d'un autre âge, en rupture brutale avec le dernier demi-siècle d'une pratique sanitaire d'ouverture, fondée sur la clinique, le partenariat et la confiance", estiment les syndicats.

Les signataires s'opposent notamment au projet de création d'un fichier national nominatif de patients aux comportements réputés dangereux car il mettrait "les professionnels en porte à faux avec tous leurs engagements déontologiques" et accentuerait "la stigmatisation des soins en psychiatrie".

En outre, "par l'article 20, qui cherche à opérer une distinction radicale entre les deux modes d'hospitalisation sous contrainte, l'exercice de la psychiatrie se trouve déterminé, non plus par l'absence de consentement aux soins, mais par l'absence de trouble potentiel, ou actuel, à l'ordre public. Le soin au malade ne relève plus de règles issues d'un savoir clinique ou d'un cadre déontologique mais d'un impératif préalable sécuritaire", affirment les syndicats.

Ils s'opposent aussi au renforcement prévu des pouvoirs des maires en matière d'hospitalisation sous contrainte et redoutent un recours accru aux hospitalisations d'office (HO), sans plus de contrôle.

Enfin, les syndicats dénoncent l'extension des pratiques de partage d'information et de médecins relais qui risque selon eux de "diluer le secret médical" et de conduire "les psychiatres à exercer leurs soins dans un contexte délétère pour la qualité et l'éthique de leur pratique ainsi que pour son efficacité même".

Grève du 20 janvier

Rappel : jeudi 20 janvier, grève et manifestation nationale de la psychiatrie publique

12000 visiteurs sur le site

12000
12000 : c’est le nombre de visiteurs sur le site de la SARP depuis son ouverture au public en septembre 2004

M. Douste-Blazy : Il y a un malaise de la psychiatrie publique en France

Le Monde à propos de l’affaire de Pau : « n’est-ce pas toute la politique de santé mentale française qui est en question ? »
M. Douste-Blazy : « Il y a un malaise de la psychiatrie publique en France. Il faut vraiment un grand plan avec des moyens. J’y suis prêt et le premier ministre m’a donné son feu vert. »
Lire…

La crise suraiguë du secteur dans Le Monde du 19.11.04

Des psychiatres publics dénoncent la crise suraigüe du secteur :
lire l’article du Monde du 19 novembre 2004 :
« Cette diminution des effectifs affecte la psychiatrie, alors que la file active des patients ne cesse d’augmenter. Entre 1989 et 2000, le nombre de patients pris en charge en ambulatoire a augmenté de 60 % et les hospitalisations de 11 %. Or, la psychiatrie prend en charge un spectre toujours plus large de malades, des SDF aux personnes âgées, en passant par les victimes de divers traumatismes ou les délinquants sexuels. « 

Dénoncer d’accord. Mais quelle est l’interprétation de la crise? Et quelles sont les propositions concrètes ? Pense-t-on la défense suffisante face à une locomotive lancée à grand vitesse sur les rails de la dissolution du service public et de la privatisation de la santé ?