Mediator : vers un rapport Debré – Even

PARIS (Reuters) – 28.01.11 Le Pr Bernard Debré, qui doit rendre à Nicolas Sarkozy un rapport pour éviter la répétition du scandale du Mediator, veut interdire tout lien entre les laboratoires et les experts chargés d’évaluer leurs produits. Le président français a demandé au député UMP, chirurgien urologue et auteur de plusieurs ouvrages sur le système médical français, de défricher le terrain en vue de la refonte de la politique du médicament imposée par cette affaire. Pendant plus de trente ans, le laboratoire Servier a commercialisé le Mediator, accusé d’avoir fait entre 500 et 2.000 morts en France, comme un médicament pour diabétiques alors que c’est un coupe-faim pour les autorités sanitaires. Le rapport de Bernard Debré, co-rédigé avec le Pr Philippe Even, est attendu pour mars et contiendra « des dizaines de propositions pour rétablir un système sain », a-t-il dit à Reuters dans un entretien téléphonique. De la réduction du nombre de commissions au sein des agences sanitaires à l’indépendance budgétaire de ces dernières en passant par la formation continue des médecins et l’information du grand public, « tout se tient, on ne va pas enlever un fil de l’écheveau », souligne le Pr Debré.

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Conflits d’intérêts aux USA : dans quelles proportions ?

Conflits d’intérêts : ça se passe aux USA, et seulement aux USA, bien sûr ! Ouf…

Conflits d’intérêts aux USA : dans quelles proportions ? (A. Bottéro)

Signalé et diffusé sur la liste Psychanalogie par Francois-R. Dupond Muzart – Source: Neuropsychiatrie : Tendances et Débats 2009 n°36

Il est aujourd’hui considéré comme une sorte de minimum déontologique que l’auteur d’une publication prévienne ses lecteurs qu’il a un conflit d’intérêts avec son sujet. La plupart des revues « sérieuses » se conforment à une telle exigence. En général cela se traduit par la mention en petits caractères, dans une note ou à la fin de l’article, que l’un des auteurs a été rémunéré, d’une façon ou autre, par le laboratoire qui développe la molécule ou la technique étudiée. Une retombée imprévue de cette volonté de transparence, c’est qu’elle donne maintenant lieu à toute une littérature qui s’attache à scruter les corrélations existant entre les résultats des essais et leur financement. Il a été ainsi montré, dans le cas des essais randomisés en double aveugle contre placebo publiés par les grandes revues de psychiatrie, qu’un résultat positif est huit fois plus le fait des essais qui ont été sponsorisés (1). Si bien que les chercheurs, qui sont des gens pressés, prennent de plus en plus l’habitude de commencer la lecture d’une publication par l’identification de son éventuel sponsor, afin de se faire une idée de la valeur de ses résultats.

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L’industrie : ne pas tenir compte des résultats négatifs, suite

La réponse de l’industrie des antidépresseurs

On apprend dans le quotidien Libération que les laboratoires répondent à l’étude de Kirsch sur les antidépresseurs ISRS :

Une étude britannique contestée
QUOTIDIEN : vendredi 29 février 2008

Mardi, une étude de l’université de Hull , reprise spectaculairement à la une de la presse britannique, a mis en doute l’efficacité d’antidépresseurs comme le Prozac ou le Seroxat, estimant que ces médicaments n’avaient guère plus d’effets que des placebos sur les personnes souffrant de dépression. Les porte-parole de plusieurs sociétés fabriquant des antidépresseurs ont contesté les résultats de cette étude, estimant qu’elle n’avait pas du tout pris en compte les résultats positifs produits sur les malades et leurs familles.

 
« Les résultats positifs sur les malades et leurs familles » : à croire qu’ils sont du même ordre ! Vous avez dit placebo ?

Ils ont suivi le Guide : une invitation au suicide ?

Campagne Dépression : prévention ou invitation au suicide ?

par François Jubert

Monsieur D., 53 ans, vient consulter un psychiatre sur la demande de son médecin traitant, parce qu’il « se sent très déprimé suite à des problèmes [à son] travail ». (suite…)

Prozac=placebo ?

Prozac=placebo ?

Le Prozac est, selon une nouvelle étude, un placebo

Publié aujourd’hui dans The Guardian, l’article fait référence à une nouvelle méta analyse issue dans PLOS (Public Library of Science) selon laquelle le Prozac ne serait, la plupart du temps, qu’un placebo. L’efficacité serait, par contre, non nulle dans les cas les plus graves. L’analyse statistique semble recouper, pour une fois, l’impression du clinicien.

PLOS MEDECINE : http://medicine.plosjournals.org/archive/1549-1676/5/2/pdf/10.1371_journal.pmed.0050045-L.pdf

Conclusions :

« La différence d’efficacité entre l’antidépresseur et le placebo augmente en fonction de la sévérité initiale de la dépression, mais reste très modeste même chez les patients les plus sévèrement déprimés. La relation entre l’efficacité des antidépresseurs et la sévérité initiale de la dépression est attribuée à la baisse de l’effet placebo chez les patients les plus sévèrement déprimés plutôt qu’à une augmentation de la réponse au traitement médicamenteux ! ».

 

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Suicide : des médicaments placés sous surveillance

Suicide : des médicaments placés sous surveillance

Un article du Figaro signalé par le site Psychanalyse du suicide au quotidien

par Jean-Michel Bader
24/01/2008 | Mise à jour : 21:21 |
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Pendant des années, les effets secondaires psychiatriques des médicaments n’ont pas été suffisamment pris en compte. Crédits photo : BOUCHET/ES-REPORTERS-REA

L’agence américaine du médicament (FDA) demande aux laboratoiresde renforcer les contrôles sur leurs nouvelles molécules, lors des essais cliniques.

À quelque chose malheur est bon. La FDA (Food and Drug Administration) a décidé de réclamer depuis quelques mois aux industriels qu’ils étudient de près si les sujets (volontaires sains et malades) inclus dans les essais cliniques en cours ont ou non un risque suicidaire.

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Quand la FMC enseigne les marques…

Un séminaire de FPC sur Proximologie®, marque déposée de la firme Novartis… indemnisé avec de l’argent public.

Dans le même temps les formations à la lecture critique sont supprimées par l’organisme gestionnaire de la FPC : http://formindep.org/spip.php?article144

Et ce sont des soignants qui sont au service de ça.

Le scandale qui ne dérange personne ?


Transmis par Philippe FOUCRAS (FORMINDEP )

Professorat d’Ethique et marketing pharmaceutique

Proximologie®

Le Dr Dominique Dupagne, membre du Formindep, communique : " Plus près de toi, mon Dieu…

La proximologie® est une nouvelle science de la vie créée par la firme NOVARTIS et qui s’intéresse aux interactions entre les patients et leur entourage.

Ce concept mérite toute notre attention, et c’est pourquoi j’ai créé ce site pour en faciliter la diffusion."

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Antidépresseurs et suicide : les leçons d’un échec

Pierre Sidon

Colloque déprime-dépression, Ministère de la santé, sous le Haut patronage et en présence de la Ministre, Mme Roselyne Bachelot-Narquin, 1er février 2008


« La langue de ces gens-là a une finesse extrême pour rendre les nuances les plus fugitives du sentiment »
Stendhal, De l’amour en Provence jusqu’à la conquête de Toulouse en 1228, par les Barbares du Nord, De l’Amour, Paris, 1822.

« Il suffit en fait que je dise : « je suis triste… », pour que n’importe quelle personne sache exactement ce que je ressens », Pr Bruno Falissard, Mesurer la subjectivité en santé, Masson, 2001.

Dans la plupart études statistiques publiées depuis vingt ans, les nouveaux antidépresseurs présentaient de nombreuses vertus : outre leur efficacité, ils étaient peu générateurs d’effets indésirables. Et puisqu’ils traitaient la dépression, ils prévenaient le suicide.
Dans la pratique néanmoins, les effets thérapeutiques apparaissaient inconstants, souvent inférieurs à ceux des antidépresseurs de référence face à une situation de dépression sévère, en tous cas imprévisibles : on est toujours dans la situation décrite ainsi par Lacan : « On tempère, on obnubile, mais on ne sait pas ce qu’on fait. » (Discours aux psychiatres). Quant aux effets indésirables, ils étaient nombreux et la tentative de suicide ou le suicide en faisait partie, souvent même commis par intoxication avec le traitement lui-même. Les laboratoires pharmaceutiques et leurs alliés universitaires répondaient : ce n’est pas le médicament, c’est la maladie, preuves statistiques à l’appui, toujours.

L’année 2008, avec son lot de nouvelles révélations, sera-t-elle décisive ? Rien n’est moins sûr : depuis des années nous sommes maintenant habitués aux signaux d’alerte multiples et aux controverses qui s’ensuivent : témoignages de cliniciens indépendants, faits divers et procès réglés par indemnisation aux EU, mises en garde des autorités après méta-analyses des données… Rien n’y fait : la prescription ne faiblit pas, ou presque. Et lorsqu’elle faiblit, de nouvelles forces se lèvent pour la relancer au moyen de campagnes d’information sur « la maladie », de la formation des médecins confiée aux visiteurs médicaux, bientôt peut-être de la publicité directe au consommateur en France.

Pourtant, en ce début d’année 2008, deux nouvelles informations défraient la chronique : d’abord le New England Journal confirme que les laboratoires ont systématiquement occulté les résultats négatifs de leur études cliniques, grâce à quoi ces nouveaux produits arrivent à peine à se montrer supérieurs au placebo. Ensuite une étude évoque la publication des chiffres suédois du suicide pour l’année 2006. On y apprend notamment que plus de la moitié de la totalité des suicides féminins comportaient une prescription d’antidépresseurs depuis au moins six mois ; ce qui remet en cause l’affirmation du rôle protecteur des antidépresseurs sur le suicide. Néanmoins, la psychiatrie suédoise refuse de considérer ces chiffres comme une base valable de discussion. Il est vrai que l’on pourra toujours affirmer que le chiffre des suicides aurait été encore plus important sans antidépresseurs.

 

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Prescrire : les psychotropes au coin

Pilule d’or Prescrire : bonnet d’Âne pour les psychotropes

La SARP était présente. Un débat remarquable sur les psychotropes a précédé la matinée. La presse en a largement rendu compte.

 

AFP — Jeudi 17 janvier (2008), 16h45 

PARIS (AFP) — Des psychiatres, psychologues et chercheurs ont dénoncé une « dérive » du marché des médicaments psychotropes, incriminant notamment la « logique marchande » des firmes pharmaceutiques, lors d’un débat organisé par la revue indépendante Prescrire  jeudi (17 janvier 2008) à Paris.

Monique Debauche, psychiatre belge, a noté que le volume de vente des anti-dépresseurs a été multiplié par deux en France en 10 ans, alors qu’ils peuvent être inutiles, « la plupart des états dépressifs s’améliorant spontanément en quelques semaines ».

Elle a expliqué la « dérive du marché des psychotropes » par la forte demande des patients, « habitués à penser leur souffrance en termes de maladie curable par un médicament », par la formation des médecins « centrés sur le médicament », et surtout par l’influence des firmes pharmaceutiques, « omniprésentes » dans la formation et l’information des soignants.

Elle a dénoncé à cet égard des études cliniques « construites comme des supports promotionnels », avec un discours « façonné par la logique marchande ». (suite…)

Antidépresseurs : Le Figaro chronique l’article d’Erick turner sur les études cachées

 

LE POUVOIR DES ANTIDEPRESSEURS REMIS EN CAUSE 

Catherine Petitnicolas | 21/01/2008
Selon une étude américaine, les publications scientifiques sur les nouveaux psychotropes exagèrent leur action.
C’est un pavé dans la mare. L’efficacité des nouveaux antidépresseurs mis sur le marché depuis le milieu des années 1980, avec pour chef de file la fluoxétine (alias Prozac), est mise en doute par des experts américains de la FDA, la toute puissante agence américaine du médicament. Une étude du New England Journal of Medicine démontre que des publications ont exagéré l’efficacité de ces médicaments parés de toutes les vertus par les laboratoires, les médecins et même les malades.
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Antidépresseurs : le New England confirme : les laboratoires trichent avec l’EBM

L’article qui défraie la chronique, repris par Le Figrao et l’Humanité notamment : où l’EBM sert de couverture scientiste au charlatisme ancestral qu’il était censé combattre.

La publication sélective des essais cliniques sur les antidépresseurs et son influence sur l’efficacité perçue

Article paru dans le New England Journal du 17 janvier 2008

Erick H. Turner, M.D., Annette M. Matthews, M.D., Eftihia Linardatos, B.S.,
Robert A. Tell, L.C.S.W., and Robert Rosenthal, Ph.D.

Traduction Pierre Sidon 

Résumé

Arrière-plan :
La médecine basée sur les preuves ne vaut que par l’exhaustivité des données et l’absence de biais. La publication sélective des essais cliniques  – et les résultats de ces essais – peuvent conduire à une estimation irréaliste de l’efficacité d’un médicament et modifier le ratio risque-bénéfice apparent.
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Le mythe de l’effet protecteur des antidépresseurs sur le suicide mis à mal par de nouvelles données

Un article américain commente de nouvelles données suédoises décisives quant au suicide et aux antidépresseurs. Les faits sont massifs, inédits, et renouvellent le débat sur « l’efficacité » des antidépresseurs.

La fin de l’article, qui évoque « l’akathisie » nous fournit néanmoins l’occasion de préciser que nous ne partageons pas la conception qu’elle emporte. Rappelons qu’il s’agit de la thèse récente, amenée par David Healy, célèbre psychiatre gallois auteur du Temps des antidépresseurs, d’un tableau d’agitation interne pouvant mener au passage à l’acte. Le terme d’akathisie entend étendre à bon compte le tableau neurologique bien connu, qui peut survenir sous neuroleptiques, à l’agitation décrite sous antidépresseurs. Dans l’akathisie classique des neuroleptiques, proche du « syndrome des jambes sans repos », il y a pourtant dissociation entre l’agitation physique [ressentie comme étrangère, parasitaire, avec souvent obligation de marcher (tasikinésie)], et l’état psychique, souvent dénué d’angoisse et d’agitation.  L’akathisie des neuroleptiques ne mène en effet jamais à un passage à l’acte. Les tableaux que Healy assimile donc à cette akathisie, au contraire, sont typiquement ceux d’une agitation psycho-motrice. (suite…)

Antidepressant Studies Unpublished

Antidepressant Studies Unpublished

Antidepressant Studies Unpublished

Eli Lilly, manufacturer of Prozac, was among those criticized.


Published: January 17, 2008

The makers of antidepressants like Prozac and Paxil never published the results of about a third of the drug trials that they conducted to win government approval, misleading doctors and consumers about the drugs’ true effectiveness, a new analysis has found.

In published trials, about 60 percent of people taking the drugs report significant relief from depression, compared with roughly 40 percent of those on placebo pills. But when the less positive, unpublished trials are included, the advantage shrinks: the drugs outperform placebos, but by a modest margin, concludes the new report, which appears Thursday in The New England Journal of Medicine.

Previous research had found a similar bias toward reporting positive results for a variety of medications; and many researchers have questioned the reported effectiveness of antidepressants. But the new analysis, reviewing data from 74 trials involving 12 drugs, is the most thorough to date. And it documents a large difference: while 94 percent of the positive studies found their way into print, just 14 percent of those with disappointing or uncertain results did.

The finding is likely to inflame a continuing debate about how drug trial data is reported. In 2004, after revelations that negative findings from antidepressant trials had not been published, a group of leading journals agreed to stop publishing clinical trials that were not registered in a public database. Trade groups representing the world’s largest drug makers announced that members’ companies would begin to release more data from trials more quickly, on their own database, clinicalstudyresults.org.

And last year, Congress passed legislation that expanded the type of trials and the depth of information that must be submitted to clinicaltrials.gov, a public database operated by the National Library of Medicine. The Food and Drug Administration’s Web site provides limited access to recent reviews of drug trials, but critics say it is very hard to navigate.

“This is a very important study for two reasons,” said Dr. Jeffrey M. Drazen, editor in chief of The New England Journal. “One is that when you prescribe drugs, you want to make sure you’re working with best data possible; you wouldn’t buy a stock if you only knew a third of the truth about it.”

Second, Dr. Drazen continued, “we need to show respect for the people who enter a trial.”

“They take some risk to be in the trial, and then the drug company hides the data?” he asked. “That kind of thing gets us pretty passionate about this issue.”

Alan Goldhammer, deputy vice president for regulatory affairs at the Pharmaceutical Research and Manufacturers of America, said the new study neglected to mention that industry and government had already taken steps to make clinical trial information more transparent. “This is all based on data from before 2004, and since then we’ve put to rest the myth that companies have anything to hide,” he said.

In the study, a team of researchers identified all antidepressant trials submitted to the Food and Drug Administration to win approval from 1987 to 2004. The studies involved 12,564 adult patients testing drugs like Prozac from Eli Lilly, Zoloft from Pfizer and Effexor from Wyeth.

The researchers obtained unpublished data on the more recently approved drugs from the F.D.A.’s Web site. For older drugs, they tracked down hard copies of unpublished studies through colleagues, or using the Freedom of Information Act. They checked all of these studies against databases of published research, and also wrote to the companies that conducted the studies to ask if specific trials had been published.

They found that 37 of 38 trials that the F.D.A. viewed as having positive results were published in journals. The agency viewed as failed or unconvincing 36 other trials, of which 14 made it into journals.

But 11 of those 14 journal articles “conveyed a positive outcome” that was not justified by the underlying F.D.A. review, said the new study’s lead author, Dr. Erick H. Turner, a psychiatrist and former F.D.A. reviewer who now works at Oregon Health and Sciences University and the Portland Veterans Affairs Medical Center. His co-authors included researchers at Kent State University and the University of California, Riverside.

Dr. Turner said the selective reporting of favorable studies sets up patients for disappointment. “The bottom line for people considering an antidepressant, I think, is that they should be more circumspect about taking it,” he said, “and not be so shocked if it doesn’t work the first time and think something’s wrong with them.”

For doctors, he said, “They end up asking, ‘How come these drugs seem to work so well in all these studies, and I’m not getting that response?’ ”

Dr. Thomas P. Laughren, director of the division of psychiatry products at the F.D.A., said the agency had long been aware that favorable studies of drugs were more likely to be published.

“It’s a problem we’ve been struggling with for years,” he said in an interview. “I have no problem with full access to all trial data; the question for us is how do you fit it all on a package insert,” the information that accompanies many drugs.

Dr. Donald F. Klein, an emeritus professor of psychiatry at Columbia, said drug makers were not the only ones who can be reluctant to publish unconvincing results. Journals, and study authors, too, may drop studies that are underwhelming.

“If it’s your private data, and you don’t like how it came out, well, we shouldn’t be surprised that some doctors don’t submit those studies,” he said.

Guide Inpes : un carton

C’est le magazine Impact médecine qui s’en félicite : 200 000 Guides commandés… On n’aura donc que les excuses du Ministère pour se consoler… Et écoper les effets indésirables des antidépresseurs, et financer encore et toujours une industrie pharmaceutique reconnue d’inutilié publique.